Anett Atlantique investit massivement dans la transformation énergétique
Anett Atlantique : 1,4 million pour l'énergie et l'eau

Dans un contexte de tensions croissantes sur les ressources, Anett Atlantique, située près de Surgères, anticipe déjà les contraintes de demain et investit largement pour une transformation énergétique. « L’eau, ce n’est pas une question de prix. Quand il n’y en a plus, il n’y en a plus », amorce Vincent Fenouillère, directeur de région d’Anett Atlantique.

Un cycle industriel dépendant de l’eau

L’activité de l’entreprise située à La Devise, près de Surgères (17), repose sur un cycle industriel exigeant : collecte du linge sale, lavage, séchage, puis redistribution. Un circuit continu et optimisé – les camions ne roulent jamais à vide – mais qui dépend fortement de l’eau. Avec ses 120 salariés, le site traite des volumes importants. Historiquement, l’entreprise s’est développée par étapes avec plusieurs agrandissements depuis les années 90. Mais aujourd’hui, la croissance passe par une transformation en profondeur des process industriels.

Une transition énergétique déjà engagée

Pour répondre à cet enjeu, Anett Atlantique prévoit un investissement de 400 000 euros dans un système de recyclage de l’eau, basé sur la microfiltration. Sa mise en service est attendue à l’automne 2026. « L’idée n’est pas de stocker, mais de réutiliser l’eau. On va la récupérer, la filtrer et la réemployer », explique Vincent Fenouillère. L’objectif est de réduire de 70 % les prélèvements en eau. « C’est un enjeu pour l’entreprise d’autant que le site dispose de son propre forage et ne peut pas se raccorder au réseau public en cas de pénurie », ajoute le directeur.

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En parallèle, l’entreprise poursuit la modernisation de ses équipements. Un nouveau tunnel de lavage, prévu pour remplacer une installation vieille de 28 ans, permettra de réduire la consommation. « Environ 2 litres d’eau économisés par kilo de linge traité », assure le directeur. Montant de l’investissement : 1 million d’euros. Autre levier, la récupération d’énergie. L’installation d’un échangeur thermique pour un investissement de 150 000 euros permettra de capter la chaleur des eaux rejetées à 45 °C pour préchauffer l’eau entrante. La baisse de la facture de gaz est estimée entre 5 et 6 %.

Des investissements environnementaux conséquents

Ces projets s’inscrivent dans une ambition globale de transition. Le site a déjà investi massivement dans le photovoltaïque, avec 8 000 m² de panneaux et une batterie de stockage d’un mégawatt, permettant d’atteindre 50 % d’autoconsommation électrique. Ces investissements environnementaux récents atteignent 1,4 million d’euros. « On met de l’argent sur la table, mais c’est indispensable. Les industriels les plus avancés sur ces sujets auront un avantage concurrentiel dans les années à venir », estime le directeur.

Par ailleurs, Anett Atlantique inscrit son action dans une démarche plus large de responsabilité sociétale. L’entreprise soutient notamment des initiatives de sensibilisation à la préservation de l’eau, convaincue que « l’éducation des plus jeunes est essentielle ». Pour fêter ses 50 ans le 17 avril dernier, l’entreprise a choisi un symbole fort, la plantation de 50 arbres fruitiers parrainés par les salariés. Et pour les cinquante prochaines années ? « L’eau sera sans doute la ressource la plus stratégique », conclut Vincent Fenouillère.

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