Une caissière de Leroy Merlin, licenciée après le vol de 550 euros commis par des clients, a obtenu l'annulation de son licenciement par la justice espagnole. La Haute cour de justice du Pays Basque a également confirmé le versement de 10 001 euros de dommages et intérêts, ainsi que la réintégration de la salariée et le paiement de l'ensemble de ses salaires.
Un vol audacieux en pleine caisse
Les faits se déroulent le matin du 25 septembre 2025. Un couple règle un achat d'un montant de 1,09 euro. Peu de temps après, l'un des clients s'approche de la caisse de la salariée, lui montre une liasse de billets, puis manipule le tiroir-caisse. Il s'empare de plusieurs billets de 50 euros et quitte les lieux sans éveiller les soupçons. Ce n'est qu'à la fin de la journée, lors du comptage de la caisse, que la caissière constate la disparition de 550 euros.
Les images de vidéosurveillance ont clairement établi que la salariée n'était pas complice du vol, selon le site Noticias Trabajos. Malgré cela, Leroy Merlin lui a reproché un manque de vigilance et a procédé à son licenciement.
Discrimination et recours en justice
La salariée, qui travaillait à temps partiel pour concilier sa vie professionnelle et familiale, a estimé être victime de discrimination. Elle a décidé de porter l'affaire devant la justice. Le tribunal de Vitoria-Gasteiz, puis la Haute cour de justice du Pays Basque, lui ont donné raison.
Les juges ont annulé son licenciement et ordonné sa réintégration. Elle percevra également l'ensemble des salaires impayés depuis son éviction, ainsi que 10 001 euros de dommages et intérêts.
Une décision qui fait jurisprudence
Cette décision judiciaire souligne la protection dont bénéficient les salariés face à des licenciements jugés abusifs, même en cas de faute professionnelle alléguée. Elle rappelle également aux employeurs leur obligation de prendre en compte le contexte et les preuves avant de prendre une telle mesure.
La caissière, forte de cette victoire, pourra reprendre son poste dans l'entreprise. Cette affaire pourrait inciter d'autres salariés dans une situation similaire à contester leur licenciement devant les tribunaux.



