Conjoint violent à Grasse : 18 mois ferme et maintien en détention
Violences conjugales à Grasse : 18 mois ferme

Le tribunal correctionnel de Grasse a condamné, le 22 août 2026, un homme à 18 mois de prison ferme pour des violences conjugales commises le 18 août dans un camping de Tourrettes-sur-Loup, dans les Alpes-Maritimes. Le prévenu, déjà connu de la justice pour des faits similaires, a été maintenu en détention à l'issue de l'audience.

Une dispute qui dégénère dans un camping des Alpes-Maritimes

Les faits se sont déroulés le 18 août 2026, à 16 heures, lorsque le gérant du camping où le couple résidait a alerté les services de police. Le différend a éclaté après que la compagne a refusé de conduire le prévenu, privé de permis de conduire, jusqu'à la rivière. Le couple s'était installé dans la région avec l'espoir de « repartir du bon pied », de trouver du travail et de tout recommencer.

À la barre, la présidente du tribunal, Laurie Duca, a décrit l'escalade verbale puis physique, citant les menaces proférées par le prévenu : « Je vais te tuer, te mettre la tête à l'envers et te laisser sur le carreau ! ». La victime, qui a refusé de se constituer partie civile, a déclaré : « C'est un homme gentil et pétillant quand il ne boit pas… Je l'aime ».

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Un prévenu qui minimise les faits et un passé judiciaire chargé

Interrogé sur les violences, le prévenu a minimisé son geste : « J'étais alcoolisé, le matelas était dégonflé, je lui ai tiré les cheveux. Mais si je lui avais donné un coup de poing, elle n'aurait pas le visage comme ça… ». Il a également concédé : « Je monte crescendo », avec un air détaché, tout en admettant ne suivre aucun soin thérapeutique.

Depuis 2007, l'homme accumule les condamnations pour conduites addictives, stupéfiants, alcoolisme et violences conjugales. Face à cette récidive, la présidente a lancé : « Ça fait des années qu'on vous propose de vous encadrer, qu'attendez-vous pour vous soigner ? ».

Les réquisitions du parquet et la défense

Le ministère public a requis 24 mois d'emprisonnement dont 6 mois assortis d'un sursis probatoire, avec mandat de dépôt. Le procureur a souligné : « Monsieur enlève toute dignité à sa victime quand il lui parle ainsi. Il est seul responsable de cette situation. Il doit prendre conscience qu'il est un danger pour elle, mais cette réflexion n'est pas du tout engagée ».

En défense, maître Caroline Roch Elfort a tenté de nuancer la posture de son client, évoquant un « franc-parler qui confine à la désinvolture », tout en assurant qu'il « n'est pas fier et reconnaît ses erreurs ». L'avocate a insisté sur la nécessité d'une « prise en charge médicale lourde pour régler ce problème d'alcool ».

Verdict : 2 ans de prison dont 18 mois ferme

Reconnu coupable, l'homme a été condamné à 2 ans d'emprisonnement, dont 18 mois ferme. Le tribunal a également décerné un maintien en détention : le prévenu a été incarcéré à l'issue de l'audience. La présidente a interpellé la victime avec ces mots : « Pendant combien de temps allez-vous vous excuser de vivre ? », une question qui résonne face à la gravité des faits et au parcours judiciaire du condamné.

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