Les hôtesses et stewards d'EasyJet France sont appelés à cesser le travail les 15 et 16 août, en plein cœur du chassé-croisé estival, pour réclamer une revalorisation salariale. L'intersyndicale (SNPNC, UNSA PNC, CFTC, CGT) a déposé un préavis de grève couvrant ces deux journées, selon les informations de La Dépêche du Midi, confirmées par les syndicats.
Un préavis déposé en pleine période de forte affluence
Le préavis concerne l'ensemble du personnel navigant commercial (PNC) basé en France. Les syndicats dénoncent le refus de la direction d'ouvrir des négociations salariales, alors que l'inflation continue d'éroder le pouvoir d'achat. La mobilisation intervient à un moment stratégique : les 15 et 16 août correspondent à un week-end de chassé-croisé entre les vacanciers de juillet et ceux d'août, avec un trafic aérien particulièrement dense.
Des revendications salariales jugées légitimes
Dans un communiqué commun, les syndicats estiment que « les augmentations proposées par la direction sont très en deçà des attentes des salariés ». Ils réclament une hausse générale des salaires de 10 %, ainsi qu'une revalorisation des primes et des indemnités de déplacement. La direction d'EasyJet France n'a pas encore répondu aux demandes, mais indique être « ouverte au dialogue ».
Un impact potentiel sur les vols
Cette grève pourrait entraîner des annulations et des retards de vols au départ et à l'arrivée des aéroports français, notamment ceux de Paris-Charles-de-Gaulle, Orly, Nice, Lyon et Toulouse. EasyJet prévoit de maintenir un maximum de vols, mais les passagers sont invités à vérifier l'état de leur vol avant de se rendre à l'aéroport. Selon la compagnie, des mesures sont prises pour informer les voyageurs en temps réel via son site et son application.
Cette mobilisation s'ajoute à une série de mouvements sociaux dans le secteur du transport aérien, où les salariés réclament une meilleure prise en compte de l'inflation. Le 15 août étant un jour férié, les salariés espèrent que cette action fera réfléchir la direction sur l'urgence de répondre à leurs revendications.



