Douze suppressions de classes sont prévues pour la rentrée 2026 dans les collèges publics du Gard, selon le syndicat enseignant Snes FSU. Le syndicat regrette que l'État ne profite pas de la baisse démographique pour améliorer la prise en charge des élèves, alors que cette baisse est supportée à 97 % par l'enseignement public.
Un ajustement après des annonces de février
En février, 21 suppressions de classes avaient été annoncées dans le Gard, pour seulement quatre créations, explique Jérôme Amicel, secrétaire départemental du Snes FSU. Depuis, il y a eu la phase d'ajustement lors de laquelle cinq classes ont été créées. Au final, ce sont donc douze classes qui devraient être supprimées en cette rentrée scolaire pour les collèges.
Le syndicat reconnaît une « baisse des effectifs » dans le Gard, conséquence directe d'une baisse démographique. Il regrette en revanche qu'on n'en ait pas « profité pour alléger les effectifs par classe ». Cette position intervient alors que la rentrée s'annonce dans un contexte de tension budgétaire pour l'éducation nationale.
Une répartition jugée inéquitable entre public et privé
Jérôme Amicel va plus loin : « Cette baisse d'effectifs est en réalité supportée à 97 % par l'enseignement public et à 3 % par le privé ! Il y a deux enveloppes budgétaires pour le privé et le public. Au lieu de baisser les deux de manière proportionnée, le ministère fait le choix de baisser l'enveloppe du public et de maintenir celle du privé au même niveau. »
Cette situation suscite l'inquiétude du Snes FSU, particulièrement pour les collèges de Clarensac et Roquemaure (moins deux classes) et, de manière générale, pour les collèges en zone rurale. Le syndicat estime que ces suppressions pénalisent les territoires les plus fragiles, où les classes sont déjà chargées et les moyens limités.
Des chiffres projetés en février
Selon les chiffres projetés en février et rapportés par le syndicat, 27 964 élèves étaient attendus en cette rentrée 2026 dans le Gard dans les collèges publics, pour 1 134 classes. Dont 26 887 en section générale et 1 077 en Segpa. 43,5 postes devaient être supprimés.
Le Snes FSU du Gard appelle à une révision de ces décisions et demande que la baisse démographique soit mise à profit pour réduire les effectifs par classe, une mesure qui, selon lui, améliorerait les conditions d'apprentissage et de travail des enseignants. La rentrée 2026 dans les collèges publics du Gard se fera donc avec douze classes de moins, un chiffre qui pourrait encore évoluer selon les arbitrages de l'administration.



