La cheffe de la secte Moon, Hak Ja Han, a été condamnée à deux ans de prison pour corruption par un tribunal sud-coréen, a annoncé l'agence de presse Yonhap. Cette décision, rendue le 21 février, marque une première pour la dirigeante de la Fédération pour la paix universelle, qui était jusqu'ici restée à l'écart des condamnations pénales.
Une condamnation pour détournement de fonds et corruption
Hak Ja Han, veuve du fondateur de la secte Moon, Sun Myung Moon, a été reconnue coupable de détournement de fonds et de corruption. Selon l'agence Yonhap, le tribunal a estimé que la dirigeante avait utilisé des fonds de l'organisation pour des dépenses personnelles, notamment des achats de biens de luxe. Le montant exact des sommes détournées n'a pas été précisé dans le jugement.
La secte Moon, officiellement nommée Fédération pour la paix universelle, est une organisation religieuse fondée en 1954 par Sun Myung Moon. Elle est connue pour ses cérémonies de mariage collectif et ses activités politiques. Hak Ja Han, qui a pris la tête de l'organisation après la mort de son mari en 2012, a toujours nié les accusations portées contre elle.
Une peine qui pourrait être réduite en appel
La peine de deux ans de prison prononcée à l'encontre de Hak Ja Han n'est pas définitive. La cheffe de la secte Moon peut faire appel de cette décision, ce qui pourrait retarder son incarcération. Selon les médias sud-coréens, elle a déjà annoncé son intention de contester le jugement.
Cette condamnation intervient dans un contexte de surveillance accrue des sectes en Corée du Sud, où les autorités ont renforcé les contrôles sur les organisations religieuses après plusieurs scandales. Hak Ja Han, âgée de 79 ans, est la première dirigeante de la secte Moon à être condamnée à une peine de prison ferme.
Un impact sur l'organisation et ses fidèles
Cette décision judiciaire pourrait avoir des répercussions sur la Fédération pour la paix universelle, qui compte des milliers de fidèles à travers le monde. Selon l'agence Yonhap, le tribunal a également ordonné la confiscation de certains biens appartenant à Hak Ja Han, ce qui pourrait affaiblir financièrement l'organisation.
La secte Moon, qui a été critiquée pour ses pratiques controversées, continue de susciter des débats en Corée du Sud. Cette condamnation pourrait renforcer les appels à une régulation plus stricte des mouvements sectaires dans le pays. Hak Ja Han, qui reste libre en attendant l'issue de son appel, devra se présenter devant la justice si la peine est confirmée.



