Le gouvernement a dévoilé des coupes budgétaires de 1,2 milliard d'euros pour le ministère du Travail dans le projet de budget 2027, suscitant une vive réaction des syndicats alors que le taux de chômage a augmenté à 7,6% au deuxième trimestre 2026.
Des coupes massives dans les politiques de l'emploi
Selon des sources syndicales, les réductions concernent principalement les dispositifs d'aide à l'emploi et les moyens de Pôle emploi. La CGT dénonce "un choix politique inacceptable" dans un contexte de hausse du chômage. FO estime que ces coupes "aggraveront la précarité des demandeurs d'emploi".
Le ministère du Travail voit son budget réduit de près de 10% par rapport à 2026, passant de 12,5 milliards à 11,3 milliards d'euros. Les coupes affectent notamment les contrats aidés ( -400 millions), la formation professionnelle ( -350 millions) et les subventions aux associations d'insertion ( -250 millions).
L'indignation des syndicats
"C'est une provocation", a déclaré le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, lors d'une conférence de presse le 20 juillet 2026. "Alors que le chômage repart à la hausse, le gouvernement réduit les moyens de ceux qui accompagnent les chômeurs. C'est incompréhensible."
La CGT a appelé à une journée de grève et de manifestations le 10 septembre 2026. FO a déposé un préavis de grève pour le même jour. L'UNSA et la CFE-CGC ont également exprimé leur opposition.
Le gouvernement justifie les économies
Le ministre du Travail, Olivier Dussopt, a justifié ces réductions par la nécessité de réduire le déficit public. "Nous devons faire des économies dans tous les ministères, y compris celui du Travail", a-t-il déclaré à l'Assemblée nationale. "Nous maintenons les moyens pour les dispositifs les plus efficaces."
Selon Bercy, les coupes au ministère du Travail représentent 15% de l'effort total de réduction des dépenses de l'État, fixé à 8 milliards d'euros pour 2027.
Des conséquences redoutées sur le terrain
Les associations d'insertion, comme Emmaüs ou le Secours catholique, redoutent une baisse de leurs subventions. "Nous allons devoir réduire nos actions d'accompagnement vers l'emploi", alerte la directrice d'Emmaüs France, Christine Delarue. "Cela va pénaliser les personnes les plus éloignées de l'emploi."
Le taux de chômage, à 7,6% au deuxième trimestre 2026, est en hausse de 0,3 point par rapport au trimestre précédent, selon l'Insee. Les syndicats craignent que les coupes budgétaires n'aggravent cette tendance.



