Après BP et Esso, une autre compagnie pétrolière va quitter la France. Shell, le géant britannique, cesse ses activités sur le territoire national en raison d'une rentabilité insuffisante. Ce départ soulève des questions sur l'impact potentiel sur les prix des carburants et l'offre disponible.
Un départ motivé par la faible rentabilité
Selon RMC, Shell n'est plus propriétaire de ses stations-service en France, mais continuait à leur fournir du carburant. En 2025, le groupe comptait encore 80 stations à travers le pays. Cependant, face à des marges trop faibles et des contraintes administratives élevées, Shell a décidé de se retirer complètement.
Quel impact sur les prix et l'offre ?
D'après les experts, ce départ devrait affecter davantage l'offre que les prix à la pompe. Les stations situées en périphérie des villes ou sur les rocades risquent de fermer, réduisant ainsi le nombre de points de vente. Toutefois, la concurrence entre les acteurs restants pourrait limiter la hausse des prix.
Un paysage pétrolier en mutation
En 2023, BP avait déjà quitté la France, suivi par Esso. Bien que des stations Esso subsistent, elles sont désormais des franchises appartenant au canadien North Atlantic, et non plus à ExxonMobil. À terme, il ne restera plus que deux grands groupes intégrés en France : TotalEnergies et l'italien ENI, qui extraient, raffinent et vendent leur propre carburant.
Conséquences pour les consommateurs
La réduction du nombre d'acteurs pourrait diminuer la concurrence, mais TotalEnergies et ENI devraient maintenir une offre suffisante. Les consommateurs pourraient toutefois constater une fermeture de certaines stations Shell, les obligeant à se tourner vers d'autres enseignes. Le gouvernement pourrait être amené à surveiller les prix pour éviter toute flambée.



