Transmission des fermes landaises : 100 personnes réunies pour une conférence
Transmission des fermes landaises : conférence à Larural

Lundi 11 mai 2026, le Tiaap (Tous investis pour une agriculture et une alimentation paysannes) a organisé des rencontres et une conférence autour de la transmission des fermes landaises. Créé en 2024, le Tiaap est un collectif de cinq structures œuvrant sur le sujet du développement agricole : l’Adear (Association pour le développement de l’emploi agricole et rural) des Landes, l’Alpad (Association landaise pour la promotion de l’agriculture durable), Terre de liens, le réseau des Amap (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) et Co-actions. Réunis à Larural, les membres ont débattu tout l’après-midi de ce sujet délicat puis, après avoir grignoté bio et local, ils se sont retrouvés au Café-scène pour accueillir Dominique Lataste, psychosociologue qui traverse la France à vélo pour alerter sur la disparition des fermes familiales.

Plus de 100 personnes étaient présentes à cette conférence, dans une belle mixité d’âge. Didier Gaugeacq, président de la Communauté de communes Terres de Chalosse, a donné quelques chiffres : 558 entreprises agricoles, dont une moitié micro et moyenne, sur 31 210 hectares cultivés, avec 340 chefs d’exploitation proches de la retraite. Jean-Luc Lafenêtre, maire de Maurrin, a témoigné lui aussi de son inquiétude.

Une difficile transmission

La conférence a débouché sur un échange riche et fécond, notamment avec les jeunes générations. Il est vrai, a relevé Dominique Lataste, que les lycées agricoles sont porteurs d’éléments passionnés. Pourtant, la transmission est difficile et, en qualité de psychosociologue, il a posé les limites économiques (petites retraites), sociales (les jeunes font des études plus valorisantes) et surtout psychologiques, car les cédants ont du mal à lâcher leurs terres et leur ferme à des personnes étrangères à la famille.

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Tant que les générations familiales se succédaient, la terre se transmettait. Aujourd’hui, c’est vécu comme une rupture. Ainsi, 21 % des exploitations agricoles ont disparu en dix ans alors que certains peinent à s’installer. Le collectif est une solution et le Tiaap prend alors tout son sens puisque c’est le leitmotiv de leur action : s’unir pour préserver le monde paysan. Déjà, ils sont en action, chacun en fonction de ses compétences, et les résultats sont tangibles. Contact : tiaap@mailo.com

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