Guerre en Iran : hausse des prix des carburants va durer, prévient Lecornu
Guerre en Iran : prix des carburants en hausse pour longtemps

Ne nous berçons pas d'illusions : la guerre en Iran et ses conséquences sur les prix des carburants vont durer. S'il était difficile d'en douter, le Premier ministre Sébastien Lecornu l'a rappelé, ce mardi 19 mai, à l'Assemblée : pour les automobilistes, le bout du tunnel est encore loin. C'est ainsi, l'or noir n'a jamais aussi bien porté son nom.

Un conflit qui s'enlise

Deux mois et demi après avoir déclenché cette guerre, Donald Trump, le président américain, n'a toujours pas fait plier le régime des mollahs et encore moins débloqué le détroit d'Ormuz, si vital pour notre approvisionnement en gaz et en pétrole. Dans ce contexte, et comme à chaque fois qu'une crise survient, les marchés, eux, n'ont qu'un carton dans leur poche : le rouge. Vif, de préférence.

Il est consternant que l'invasion russe en Ukraine n'ait pas servi de leçon. Ce n'est pourtant pas faute de connaître cet engrenage fatal. À cet égard, il est consternant que l'invasion russe en Ukraine n'ait pas servi de leçon. Difficile pourtant d'oublier la crise énergétique majeure que cette offensive de Vladimir Poutine a provoquée.

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Les conséquences économiques

Si Donald Trump et ses faucons imaginaient que l'Iran serait le Venezuela, ils se sont lourdement trompés. Depuis son avènement en 1979, la République islamique se prépare à cet affrontement face au « Grand Satan » américain. Nous y sommes. Et pour l'heure, nous payons tous le prix de cet aventurisme. À commencer par la population iranienne, étranglée entre l'opération américaine et le joug des islamistes.

Chez nous, la pression est d'abord financière. Les transporteurs, les pêcheurs, les agriculteurs, les professions libérales et les particuliers qui ne peuvent pas faire sans voiture n'ont d'autre choix que de passer à la caisse. Ce jeudi, Sébastien Lecornu annoncera une nouvelle série d'aides ciblées. Elles seront les bienvenues. En particulier pour éviter que certains pans de notre économie ne se retrouvent à l'arrêt et que, par la mauvaise grâce d'un cercle vicieux toujours prompt à s'enclencher, la situation ne s'aggrave, ajoutant de la crise à la crise.

Des défis à relever

Or, ces mesures de soutien, aussi salutaires soient-elles, vont se heurter à un double mur : celui de l'enlisement de ce conflit et celui de la faiblesse de nos finances publiques, qui interdit toutes largesses. À moins d'un an de la présidentielle, si ce test de résistance doit réinterroger notre politique énergétique et nos dépendances, il doit aussi assécher les promesses intenables et surtout disqualifier les démagogues. Qu'ils soient à Washington ou ailleurs, ils ne sont moteurs que de chaos.

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