Les pré-ados sont-ils plus coopératifs que rebelles face à l'interdiction des réseaux sociaux ? Une étude de l'Arcom dévoilée ce vendredi suggère que oui. Plus des deux tiers des enfants âgés de 10 à 14 ans se disent favorables à l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans.
Une étude menée avant le vote de la loi
L'étude, réalisée début juin par l'institut de sondage CSA auprès de 1 012 enfants de 10 à 14 ans, a été publiée avant l'adoption mardi par le parlement d'une loi entérinant cette interdiction, qui doit entrer en application à partir de septembre.
Les enfants « sont demandeurs d'une protection qui vient de l'extérieur […] même s'ils ont quelques doutes sur l'efficacité immédiate » de l'interdiction, a commenté le président de l'Arcom, Martin Ajdari.
Respect de la loi et contournements
Une grande majorité des enfants interrogés (67 %) déclarent qu'ils respecteront la loi. En revanche, une part non négligeable (33 %) indiquent qu'ils trouveront un moyen de contournement.
Parmi ceux qui ne respecteront pas l'interdiction, certains (27 %) affirment qu'ils se feront aider de leurs parents pour créer un compte malgré l'interdiction. La loi ne prévoit pas de sanction pour les enfants qui ne respecteraient pas l'interdiction, ni pour leurs parents.
Méthodes de contrôle et contournements possibles
Le texte voté par les sénateurs et députés ne détaille pas les méthodes de contrôle de l'âge qui pourront être utilisées. Plusieurs outils ont déjà été employés par les plateformes en Australie, qui a interdit l'accès aux réseaux aux moins de 16 ans depuis décembre 2025. Ces méthodes peuvent toutefois être contournées, notamment via l'utilisation d'un VPN, un outil permettant de se localiser dans un autre pays.
Impact direct sur la majorité des enfants
La plupart des enfants interrogés devraient être directement impactés par la loi qui doit entrer en application en septembre : 70 % d'entre eux déclarent détenir au moins un compte sur un réseau social ou une plateforme en ligne telle que YouTube. Pour les 10-12 ans, ce chiffre s'élève à 63 %, malgré l'interdiction aux moins de 13 ans déjà mise en place par la plupart des plateformes.



