Le groupe La Poste a annoncé ce lundi une nouvelle augmentation de ses tarifs d'affranchissement, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2027. En moyenne, les prix des lettres et des colis augmenteront de 6,73 %. La Lettre verte, utilisée pour les envois du quotidien, passera à 1,67 euro, contre 1,52 euro actuellement, soit une hausse de près de 10 %. Cette décision intervient dans un contexte de baisse continue du volume de courriers transportés, qui pèse sur les revenus de l'entreprise publique.
Une hausse justifiée par la pérennité du service universel
La Poste justifie cette augmentation par la nécessité « d'assurer la pérennité du service universel postal avec une qualité élevée ». Le groupe rappelle que le nombre de lettres transportées diminue chaque année, ce qui réduit ses recettes. Pour maintenir un service de qualité sur l'ensemble du territoire, y compris dans les zones rurales, il est contraint de réajuster ses tarifs.
Des précédents en 2026
Cette hausse fait suite à celle intervenue début 2026, où les tarifs des lettres et des Colissimo entre particuliers avaient déjà augmenté. Les lettres avaient subi une hausse de l'ordre de 7 %, tandis que les colis Colissimo pour les particuliers avaient augmenté en moyenne de 3,4 %. Ces augmentations successives reflètent la difficulté de La Poste à faire face à la baisse structurelle du courrier, compensée en partie par le développement des colis liés au e-commerce.
Impact sur les consommateurs
Pour les particuliers, cette hausse représente un coût supplémentaire non négligeable. Un envoi de Lettre verte coûtera désormais 1,67 euro, soit 15 centimes de plus qu'en 2026. Les entreprises, qui utilisent massivement les services postaux pour leurs courriers administratifs et commerciaux, seront également touchées. Selon La Poste, ces ajustements sont indispensables pour garantir un service universel accessible à tous, mais ils risquent d'accentuer la fracture numérique, les personnes les plusâgées ou les moins connectées étant davantage dépendantes du courrier physique.
Un contexte de baisse structurelle du courrier
La baisse du volume de courriers est un phénomène mondial, accéléré par la digitalisation des échanges. En France, le nombre de lettres distribuées a chuté de plus de 40 % en dix ans. Pour compenser, La Poste diversifie ses activités, notamment via sa filiale de colis (GeoPost), mais le service postal universel reste déficitaire. Les hausses de tarifs sont donc un levier pour équilibrer les comptes, même si elles suscitent des critiques sur le pouvoir d'achat.



