Grève le 11 juin : les syndicats villeneuvois réclament pouvoir d'achat et reconnaissance
Grève à Villeneuve-sur-Lot le 11 juin pour le pouvoir d'achat

Un préavis de grève a été déposé pour la journée du 11 juin, concernant à la fois la Ville de Villeneuve-sur-Lot et l'Agglomération du Grand Villeneuvois. Les revendications portent principalement sur le pouvoir d'achat et la reconnaissance des agents territoriaux, à deux semaines du premier tour des élections municipales.

Des syndicats discrets mais déterminés

Les syndicats Unsa et Sud CT 47, habituellement discrets, avaient déjà interpellé la majorité en place avant les élections. De son côté, la CGT, qui avait multiplié les actions lors du précédent mandat, était restée silencieuse pendant la campagne pour ne pas être instrumentalisée. « Nous ne voulions pas être instrumentalisés par les partis durant la campagne », explique Kamel Sekkiou, responsable CGT des territoriaux villeneuvois. Maintenant que la campagne est terminée, la CGT a déposé un préavis de grève pour le 11 juin.

Des revendications communes

Les différentes organisations syndicales partagent des revendications similaires, centrées sur des dispositifs tels que la NBI, le CIA, l'OFS, ainsi que le relèvement des titres-restaurant et la déprécarisation des agents. Ces demandes traduisent une préoccupation majeure pour le pouvoir d'achat et les conditions de travail.

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Indemnités des élus en hausse

Kamel Sekkiou déplore que les élus aient augmenté leurs indemnités avant même d'avoir commencé à travailler, alors que les agents doivent faire leurs preuves avant d'obtenir des augmentations. Il s'attend à un mouvement très suivi, notamment parmi les agents des écoles, avec un rassemblement prévu à 11 heures devant le théâtre.

« Il y a beaucoup trop d'inégalités de traitements, juge le responsable CGT. Les métiers les plus compliqués sont les moins récompensés. La problématique existait déjà au précédent mandat, ça fait longtemps qu'on la signale. » Bien que des avancées sociales aient été obtenues lors du précédent mandat, Kamel Sekkiou estime qu'il ne s'agit « que de miettes pour les agents techniques ». Il menace de durcir le mouvement si un vrai dialogue social n'est pas ouvert : « On va balancer les casseroles. »

La collectivité n'a pas encore répondu aux sollicitations.

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