Gaz : hausse de 5,6 % au 1er septembre pour 60 % des Français
Gaz : hausse de 5,6 % au 1er septembre

Le prix repère du gaz, fixé par la Commission de régulation de l'énergie (CRE), va connaître une hausse de 5,6 % au 1er septembre. Cette augmentation concernera environ 60 % des foyers français, soit près de 6 millions de consommateurs, selon les données publiées par le régulateur.

Une hausse inévitable pour les ménages

Cette décision, annoncée ce mardi, s'explique par la hausse des cours du gaz naturel sur les marchés internationaux, notamment en raison d'une demande accrue en Asie et d'une baisse des stocks européens. La CRE précise que le prix repère sert de référence pour les contrats à prix indexé, et que les fournisseurs sont libres de fixer leurs propres tarifs.

Concrètement, pour un foyer type utilisant le gaz pour la cuisson et l'eau chaude, la hausse représentera environ 7,40 euros TTC par an. Pour ceux qui utilisent le gaz pour le chauffage, l'impact sera plus significatif, avec une augmentation moyenne de 58 euros TTC par an. Ces chiffres sont basés sur une consommation annuelle de référence de 4 200 kWh pour la cuisson et l'eau chaude, et de 12 000 kWh pour le chauffage.

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Réactions et perspectives

Cette hausse intervient dans un contexte où les prix de l'énergie sont déjà élevés. Selon la CRE, elle reflète la réalité des coûts d'approvisionnement. Cependant, des associations de consommateurs, comme l'UFC-Que Choisir, regrettent cette augmentation et appellent à une meilleure protection des ménages les plus vulnérables.

« Cette hausse est une mauvaise nouvelle pour les consommateurs, déjà confrontés à une inflation importante. Il est essentiel que les fournisseurs jouent la transparence et que les pouvoirs publics renforcent les aides pour les ménages modestes », a déclaré un porte-parole de l'association.

Impact sur le pouvoir d'achat

Cette augmentation du prix repère du gaz va peser sur le pouvoir d'achat des Français, déjà fragilisé par la hausse des prix alimentaires et des carburants. Selon une étude récente, près de 20 % des ménages consacrent plus de 10 % de leur budget à l'énergie, et cette part pourrait augmenter.

Le gouvernement, de son côté, assure suivre la situation avec attention. Interrogé sur d'éventuelles mesures de soutien, le ministère de la Transition écologique a indiqué que le bouclier tarifaire, qui a permis de limiter la hausse des prix de l'électricité, n'est pas applicable au gaz, mais que d'autres dispositifs, comme le chèque énergie, pourraient être renforcés.

Des alternatives pour les consommateurs

Face à cette hausse, les consommateurs peuvent envisager de changer de fournisseur ou de comparer les offres. La CRE rappelle que le prix repère n'est qu'une indication et que les fournisseurs proposent des tarifs parfois plus avantageux. Par ailleurs, des aides à la rénovation énergétique, comme MaPrimeRénov', peuvent permettre de réduire sa consommation à long terme.

En attendant, les ménages concernés devront composer avec cette nouvelle hausse dès le mois prochain. La CRE prévoit que les prix pourraient se stabiliser à l'automne, mais tout dépendra de l'évolution des marchés internationaux.

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