Les prix des fournitures scolaires ont diminué de 0,6 % sur un an entre le 29 juin et le 23 août, mais les ventes en volume ont légèrement baissé de 0,8 %, selon une étude publiée vendredi par l'Association des industriels de la papeterie et du bureau (AIPB) et le cabinet NielsenIQ. Cette baisse des volumes est inférieure à celle du nombre d'élèves, estimée à 1,4 % pour la rentrée, ce qui témoigne d'« une bonne résistance du marché des fournitures scolaires », a commenté Guillaume Mulleret, consultant pour NielsenIQ.
Une baisse des prix moins forte que prévu
L'étude, réalisée sur plus de 11 000 points de vente (grandes surfaces alimentaires, enseignes spécialisées, plateformes comme Amazon ou Cdiscount), fait état d'« une baisse du prix moyen » de 0,6 % par rapport à l'année précédente. Ce recul est toutefois moins important que celui annoncé par l'AIPB le 11 août, qui évoquait une diminution des ventes de 5 % et une baisse des prix de 0,8 %.
Le ralentissement des ventes en début d'été s'explique par les arbitrages budgétaires des ménages, dans un contexte d'incertitude économique, ainsi que par les épisodes de canicule qui ont favorisé l'achat de ventilateurs et de climatiseurs au détriment des fournitures scolaires.
Des achats de plus en plus tardifs
Les achats de fournitures scolaires « ont tendance à se concentrer de plus en plus tardivement à l'approche de la rentrée », souligne l'étude. Ce phénomène a été accentué cette année par le versement de l'allocation de rentrée scolaire, intervenu le 18 août. D'un montant compris entre 426 et 466 euros par enfant selon l'âge, cette aide a contribué à accélérer les achats en fin de période.
Cette tendance pourrait se confirmer, selon Guillaume Mulleret, qui reste prudent : « On verra dans quelques semaines si c'est encore le cas cette année. »
Le magasin physique reste dominant
Les marques nationales représentent plus de 70 % des parts de marché en volume, en progression d'un point sur un an, selon NielsenIQ. « La rentrée des classes représente à elle seule à peu près les deux tiers du chiffre d'affaires qui est réalisé », a expliqué Guillaume Mulleret.
Les parcours d'achat sont diversifiés : les consommateurs fréquentent en moyenne 3,8 circuits, avec une forte prédominance du magasin physique, mais un tiers des acheteurs combinent magasins et Internet. Entre le 29 juin et le 23 août, les ventes ont généré 389 millions d'euros de chiffre d'affaires, en baisse de 1,4 % sur un an. L'AIPB représente 145 marques nationales d'équipement et de fournitures scolaires et de bureau.



