Près d’un an après le braquage d’une bijouterie à Pontoise, dans le Val-d’Oise, la justice cherche toujours à établir les circonstances précises de la mort de Dylan, 25 ans. Le jeune homme, soupçonné d’avoir participé au vol à main armée du 5 septembre 2025, était décédé après avoir été retenu dans sa fuite par plusieurs témoins, parmi lesquels un policier hors service.
Une analyse médicale pour déterminer les causes du syndrome asphyxique
Le parquet de Pontoise a indiqué vendredi qu’une analyse médicale était en cours afin de « tenter de déterminer les causes de ce syndrome asphyxique ». Malgré l’intervention des secours le jour des faits, le suspect n’avait pas pu être réanimé.
La famille avait porté plainte. Le 5 septembre 2025, « deux à trois individus » étaient entrés dans la bijouterie avant de sortir une arme de poing et de menacer les employés ainsi que les clients présents. Lors de la fuite, « des témoins présents à proximité tentaient de retenir » l’un des suspects, qui était armé et avait alors fait un malaise, avait indiqué quelques heures plus tard le procureur de la République Guirec Le Bras.
Le rôle du policier hors service au cœur des interrogations
Parmi les personnes intervenues figurait « un policier hors service affecté dans un département limitrophe et qui était dans un commerce de la place », avait également précisé le parquet. Les proches de Dylan ont depuis porté plainte afin de « connaître la vérité sur les circonstances de son décès ».
« Si c’est une asphyxie, alors il faut voir qui est la personne à l’origine de cette asphyxie sur Dylan », a déclaré vendredi Me Laurent Boula. L’avocat de la mère du jeune homme souhaite notamment que le policier soit entendu afin qu’il « nous explique pourquoi il est intervenu et pourquoi il a agi comme ça ».
Un rassemblement prévu un an après à Pontoise
Toute l'actualité dans le Val-d'Oise. La famille de Dylan et ses avocats prévoient enfin un rassemblement le samedi 5 septembre à Pontoise, un an jour pour jour après sa mort. Ils estiment que ce décès « résonne avec celle des trop nombreuses personnes décédées d’un étrange malaise lors d’une interpellation policière ».



