Nous sommes en pleine période de déclaration des impôts sur le revenu. Peut-être avez-vous reçu un document relatif à l'épargne salariale versée par votre entreprise. Le principe de l'épargne salariale est simple : l'employeur verse à chaque salarié une prime liée à la performance de l'entreprise (intéressement) ou une quote-part de ses bénéfices (participation). Les sommes attribuées peuvent, au choix du salarié, être versées directement ou déposées sur un plan d'épargne salariale, comme le rappelle le site Service public.
Deux cas de figure pour la déclaration
Faut-il déclarer cette somme aux impôts ? Il existe deux cas de figure selon l'option que vous avez choisie : percevoir immédiatement votre épargne salariale ou la placer sur un plan d'épargne d'entreprise.
Versement immédiat : imposable
Si vous optez pour le versement immédiat, la somme perçue doit être déclarée aux impôts et sera imposée comme un salaire, souligne RMC BFM. La prime perçue en 2025 au titre de l'exercice 2024 devra donc figurer dans votre déclaration de revenus de 2026. Celle perçue cette année sera à déclarer lors de la campagne 2027. Concrètement, vous n'avez pas grand-chose à faire : le montant de cette prime est prérempli dans votre déclaration de revenus.
Placement sur un plan d'épargne : exonération possible
Si vous choisissez de placer cette prime sur un produit d'épargne, la somme versée peut être exonérée d'impôt sur le revenu, dans certaines limites, à condition qu'elle soit investie dans l'un des plans suivants :
- Plan d'épargne entreprise (PEE)
- Plan d'épargne groupe (PEG)
- Plan d'épargne interentreprises (PEI)
- Plan d'épargne pour la retraite collectif (Perco)
- Plan d'épargne retraite (PER)
Dans ce cas, vous n'avez pas à déclarer les sommes exonérées. Les revenus des titres placés dans un PEE, PEG ou PEI sont exonérés d'impôt si deux conditions sont respectées : les revenus sont réinvestis dans le plan d'épargne et la durée d'indisponibilité des titres est respectée. Cette exonération s'applique aux sommes versées dans la limite de 35 325 euros en 2025 (36 045 euros en 2026), selon Service public.
Si la durée de blocage n'est pas respectée, les sommes deviennent imposables. Il existe toutefois des cas autorisés de déblocage anticipé (mariage, Pacs, troisième enfant, invalidité, licenciement...). Dans ces situations, les sommes débloquées restent exonérées.



