Coca-Cola, Nestlé et Danone modifient leurs étiquettes en Europe
Coca-Cola, Nestlé et Danone modifient leurs étiquettes

Les géants de l'agroalimentaire Coca-Cola, Nestlé et Danone se sont engagés à modifier les étiquettes de leurs bouteilles en plastique en Europe afin d'éviter toute tromperie environnementale, a annoncé la Commission européenne jeudi. Cette décision fait suite à un dialogue coordonné par Bruxelles entre les associations de consommateurs et les entreprises, après que les représentants des consommateurs ont lancé l'alerte sur ce sujet fin 2023.

Des mentions plus précises sur les bouteilles

Concrètement, les trois groupes ont promis de remplacer des mentions telles que « je suis une bouteille fabriquée à partir de plastique recyclé à 100 % » par « cette bouteille est fabriquée à 100 % à partir de plastique recyclé, à l'exception du bouchon et de l'étiquette ». Cette précision vise à informer clairement les consommateurs sur la composition réelle des bouteilles.

Les entreprises devront également éviter la mention « Recyclez-moi à nouveau » et lui préférer « Recyclez-moi ». L'objectif est de ne pas donner aux consommateurs la fausse impression que la bouteille a déjà été recyclée avant achat et qu'elle sera recyclée en une autre bouteille après usage.

Des engagements étendus au numérique

Les entreprises devront respecter des engagements similaires dans leurs communications numériques. Selon Bruxelles, Coca-Cola et Nestlé ont déjà mis en œuvre certains de ces engagements, notamment ceux liés aux allégations de recyclage utilisées dans les campagnes numériques.

Cette initiative s'inscrit dans un contexte de production mondiale de plastique toujours en hausse. Au niveau mondial, la production de plastique continue de croître à un rythme soutenu, atteignant 430,9 millions de tonnes de plastique vierge en 2024, soit une augmentation de 4 % par rapport à 2023, malgré les alertes environnementales.

Une production toujours dominée par l'Asie

Selon Plastics Europe, le lobby européen du plastique, plus de la moitié de cette production provenait d'Asie (57,2 %) et plus d'un tiers de la seule Chine (34,5 %). La production de l'Union européenne décline, mais l'Europe augmente ses importations en provenance d'Asie, ce qui soulève des questions sur l'impact environnemental global de cette dépendance.