Une start-up sous le feu des critiques
Depuis le 14 juillet, Climloc, entreprise proposant la location de climatiseurs, est au cœur d'une polémique virale sur les réseaux sociaux. Alors que la France traverse son troisième épisode de canicule, l'entreprise est d'abord saluée par la presse pour sa « croissance insolente » et son « coup d'avance ». Mais rapidement, les critiques fusent, dénonçant un manque d'éthique et une exploitation de la précarité.
Un storytelling en décalage avec la réalité
Les fondateurs, Victor Nihoul et Wesley Wasielewski, racontent dans les médias une histoire inspirante : une panne de clim dans l'Ehpad de leur grand-mère, des climatiseurs reconditionnés livrés à vélo. Pourtant, leurs propres vidéos contredisent ce récit. On les voit se vanter de gagner « jusqu'à plus d'un million d'euros », de ne rien connaître en climatisation, et de lire la notice d'un appareil juste avant une installation. De plus, une partie des livraisons se fait en camion, et non à vélo.
Des pratiques commerciales contestées
Le business model de Climloc choque particulièrement : au départ, le duo achetait des climatiseurs sur Amazon, les louait quelques jours, puis profitait du délai de rétractation de 30 jours pour les renvoyer et être remboursé. Une pratique qualifiée d'« illégale » par les internautes. Par la suite, ils ont « vidé le retail parisien » en achetant tous les stocks disponibles dans les magasins comme Boulanger ou Darty, créant une pénurie pour les particuliers. « Faire ça après qu’on ait vu des gens se battre à Lidl parce qu’ils crèvent de chaud chez eux, c’est immonde », commente un internaute sur X.
Des prix prohibitifs
La location d'un climatiseur pour une semaine coûte près de 400 euros, soit quasiment le prix d'un appareil neuf. « Bref, ce sont juste des mecs qui ont trouvé comment se faire du beurre sur le dos des pauvres qui crèvent de chaud », résume une personne sur Instagram. Face aux critiques, les fondateurs ont nettoyé leurs publications et se disent repentis, affirmant ne pas profiter de la crise mais « répondre à un besoin ». Ils prévoient d'étendre leur service à toute la France et en Europe.



