Canicule : le BTP s'adapte avec chômage technique et horaires décalés
Canicule : le BTP s'adapte avec chômage technique

Le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) tente de s'adapter face à la canicule qui frappe la France. Selon un article de Libération, les entreprises mettent en place des mesures comme le chômage technique, les horaires décalés et des pauses supplémentaires pour protéger les travailleurs des fortes chaleurs.

Des mesures d'urgence face à la chaleur

La canicule, qui a atteint des records de température cet été, pousse le BTP à revoir son organisation. Le chômage technique est activé lorsque les températures dépassent un seuil critique, souvent fixé à 33°C à l'ombre. Les horaires décalés permettent de travailler tôt le matin ou tard le soir, évitant les heures les plus chaudes. Des pauses obligatoires sont également imposées toutes les heures.

Selon Libération, ces mesures sont souvent négociées au cas par cas entre employeurs et salariés. Un représentant syndical cité dans l'article explique : « On ne peut pas demander à un ouvrier de travailler sur un toit sous 40°C. Il y a des risques graves pour la santé. »

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Un impact économique et social

Ces adaptations ont un coût pour les entreprises, qui doivent gérer des retards de chantier et une baisse de productivité. Le chômage technique entraîne une perte de salaire pour les ouvriers, compensée partiellement par des indemnités. Les horaires décalés compliquent la vie personnelle des travailleurs, notamment ceux qui ont des enfants.

Un chef d'entreprise interrogé par Libération déclare : « On fait avec les moyens du bord. Mais si la canicule dure, on va devoir revoir nos plannings en profondeur. »

Des solutions durables à l'étude

Face à la multiplication des épisodes caniculaires, le secteur réfléchit à des solutions pérennes. La climatisation des cabines de chantier, l'installation de brumisateurs ou encore l'utilisation de matériaux réfléchissants sont envisagées. La formation des chefs de chantier à la gestion des risques thermiques est également en cours.

Selon Libération, une étude de l'INRS (Institut national de recherche et de sécurité) montre que les accidents du travail augmentent de 20% lors des vagues de chaleur. Le BTP, qui emploie 1,5 million de personnes en France, est particulièrement exposé.

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