La réunion tant attendue entre la direction du BHV et l'intersyndicale a laissé un goût amer. Les représentants des salariés, qui espéraient des éclaircissements sur l'avenir du grand magasin parisien, sont repartis frustrés. « Il ne fait que botter en touche, il noie le poisson », a résumé un délégué syndical à l'issue de l'entretien.
Des réponses jugées insuffisantes
Le nouveau patron, arrivé il y a quelques semaines, a tenté de rassurer sur la pérennité de l'enseigne. Mais ses déclarations n'ont pas convaincu. Les syndicats dénoncent une stratégie de communication floue, sans engagement concret sur les effectifs ou les investissements. « On nous parle de synergies, de modernisation, mais rien de tangible », a regretté un autre représentant.
L'intersyndicale, qui représente la majorité des salariés, exige des garanties écrites. Elle craint une restructuration déguisée, avec des suppressions de postes à la clé. La direction, de son côté, assure vouloir « construire un projet collectif » mais refuse de s'avancer sur des chiffres.
Un contexte tendu
Le BHV traverse une période difficile, marquée par une baisse de fréquentation et une concurrence accrue du commerce en ligne. Le rachat par un groupe financier a également suscité des inquiétudes. Les syndicats redoutent une logique de rentabilité à court terme, au détriment de l'emploi et de la qualité de service.
La prochaine réunion est prévue dans un mois. D'ici là, l'intersyndicale appelle à une mobilisation pour faire pression sur la direction. « On ne lâchera rien », prévient-elle.



