À partir de ce mercredi, les travailleurs modestes qualifiés de « grands rouleurs » pourront solliciter l’indemnité de 100 euros instaurée par le gouvernement pour atténuer l’impact de la hausse des prix des carburants. Le formulaire en ligne sera accessible dans l’espace personnel des contribuables sur le site des impôts (impots.gouv.fr).
Conditions d’éligibilité
Cette aide est destinée aux actifs dont le revenu fiscal de référence par part est inférieur ou égal à 16 880 euros et qui parcourent chaque jour au moins 15 kilomètres pour se rendre sur leur lieu de travail (soit 30 kilomètres aller-retour) ou plus de 8 000 kilomètres par an dans le cadre de leur activité professionnelle, trajets domicile-travail inclus. Le gouvernement avait déjà mis en place un simulateur en ligne pour vérifier son éligibilité.
Modalités de demande
Pour bénéficier de cette indemnité, le demandeur doit renseigner son état civil, son numéro fiscal, le numéro d’immatriculation du véhicule utilisé ainsi que le numéro de la carte grise. Il devra également certifier qu’il remplit les conditions de distance parcourue et être domicilié fiscalement en France. Le formulaire sera disponible pendant deux mois.
Délais et versement
Selon le site service-public.gouv.fr, l’aide sera versée « dans un délai d’environ 10 jours » après la demande. Initialement annoncée à 50 euros par le Premier ministre le 22 avril, elle a été portée à 100 euros, comme indiqué jeudi dernier. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a précisé que cette mesure cible « trois millions de Français » et représente l’équivalent « de 0,20 euro par litre » en moyenne pendant six mois. Elle a assuré que les versements interviendraient « dans la foulée » des demandes, « quelques jours plus tard ».
Prévention des fraudes
L’indemnité ne pourra être accordée qu’une seule fois pour un même véhicule, et chaque personne ne pourra bénéficier que d’une seule aide. La direction générale des finances publiques (DGFiP) a annoncé que des contrôles seraient effectués pour éviter les fraudes. Maud Bregeon a signalé dimanche que 200 000 personnes s’étaient déjà connectées au simulateur en ligne pour vérifier leur éligibilité.



