Les prix du carburant continuent leur envolée et la barre symbolique des deux euros le litre est dépassée, parfois très largement. Au distributeur d'essence Avia de l'avenue Duquesne dans le VIIe arrondissement de Paris, les tarifs affichés atteignent 2,60 euros pour le litre de gazole et 2,69 euros pour celui de sans-plomb 98. De quoi faire grimacer les automobilistes. Ce n'est pas une hallucination : pour faire un plein moyen dans cette station, il faut débourser près de 130 euros.
Une flambée généralisée
Alors que le prix des carburants explose dans l'Hexagone sur fond de guerre au Moyen-Orient, de nombreuses stations-service affichent un prix au litre supérieur à 2 euros. Certaines franchissent même largement cette barre symbolique, à l'instar des stations situées sur les aires d'autoroutes. Dans l'Ain, la station Eni sur l'aire de Mionnay de l'A46 affiche ainsi un gazole à 2,299 euros le litre, d'après les données du site gouvernemental prix-carburants.gouv.fr. Du côté de l'Eure-et-Loir, le gazole de la station Esso de l'aire des Manoirs-du-Perche sur l'A11 est chiffré à 2,404 euros le litre.
Paris détient le record
Sans surprise, c'est Paris qui détient le record. Comme l'a remarqué Le Parisien, une pompe à essence du distributeur Avia, située avenue Duquesne dans le VIIe arrondissement, affichait son litre de gazole à 2,60 euros. Étonnamment, c'est encore pire pour le SP98 qui est à 2,69 euros. C'est simple : sur les 40 points de vente situés à Paris intra-muros, cette station est la plus chère.
La station sert à "rendre service"
Un employé de cette pompe-trottoir assure : "notre marge ne change pas", même si les tarifs ont augmenté d'au moins 40 centimes. Le Sarl GES Location Garage qui gère la pompe précise qu'il n'a plus qu'un distributeur et que la station sert essentiellement à "rendre service", comme "aux véhicules des pompiers qui n'ont pas toujours accès aux distributeurs en sous-sol, à ceux des policiers, des voitures ministérielles nombreuses dans le secteur".
Reste que la facture est salée pour les automobilistes qui ont été contraints de faire leur plein avenue Duquesne. Interrogé par le quotidien, un habitant de l'Oise qui travaille à Paris a ainsi dû débourser 50 euros pour seulement 20 litres d'essence. D'autres préfèrent utiliser les dernières gouttes d'essence de leur réservoir pour aller plus loin : "J'ai aperçu le panneau avec les prix, je ne me suis pas arrêté", commente un commercial parisien au volant d'une Fiat 500.
Débourser 150 euros pour un plein ne semble toutefois pas avoir été complètement rédhibitoire pour les automobilistes de cette avenue très fréquentée : mardi, environ 400 litres ont été vendus dans cette station de dépannage, contre 500 en temps normal.



