Le bâtiment emblématique des anciens Studios Lunaret, situé dans le quartier des Beaux-Arts à Montpellier, accueillera finalement une enseigne Monoprix. Le propriétaire des murs, Pierre Berthès, a confirmé avoir retenu la marque du groupe Casino, au détriment du Groupement U qui préparait un projet de supérette depuis le printemps dernier.
Un revirement inattendu dans le quartier des Beaux-Arts
Alors que le Groupement U semblait bien parti pour ouvrir une supérette dans l'ancien bâtiment des Studios Lunaret, qui abritait des salles de danse et de sport, Monoprix a raflé la mise. Selon une source ayant suivi le dossier pour le groupement U, « ils ont mis beaucoup plus d'argent et ont expliqué vouloir s'occuper des travaux de gros œuvre. Du coup, le bailleur les a choisis… Bref, c'est comme ça… ».
Le propriétaire des murs, l'ancien chevillard Pierre Berthès, a confirmé au téléphone : « J'ai effectivement retenu l'enseigne Monoprix ». Le processus de recrutement mené par U avait pourtant abouti au choix d'un couple de gérants, mais cela n'a pas suffi face à l'offre de Monoprix.
Un projet qui pourrait utiliser les deux niveaux du bâtiment
Monoprix pourrait utiliser les deux niveaux du bâtiment, une option que ne prévoyait pas le projet porté par U. Cependant, rien n'est encore sûr à ce stade, précise l'article. Si cette implantation aboutit, ce serait une première pour le quartier des Beaux-Arts.
Cette arrivée suscite toutefois des inquiétudes parmi les habitants. Beaucoup craignent que Monoprix, ainsi que l'arrivée d'un Biocoop à la place de l'ancien garage Renault rue de Substantion, ne fragilise les commerces de proximité déjà en place.
Une pétition et un rassemblement prévus
Une pétition intitulée « Des cagettes pas des palettes » circule actuellement pour dénoncer cette situation. Parallèlement, les associations de quartier Beaux-Arts Pierre Rouge et Les Vrais amis du Père Prévost, ainsi que le collectif Préservons la Cité bergère, appellent à un rassemblement le mardi 23 septembre à 12 h 30, au numéro 2 de la rue Lakanal, devant le bâtiment concerné.
Le collectif Préservons la Cité bergère fait référence à l'une des dernières parcelles agricoles en milieu urbain, dont une partie a été vendue par son propriétaire, un maraîcher, à un promoteur qui doit y faire bâtir deux immeubles. La date d'ouverture de Monoprix n'est pas encore connue.



