Un marché de niche très technique
Dans son émission « Plein les poches », Antoine Boitel s'attaque cette semaine au diamant comme investissement alternatif. L'expert autoproclamé prend pour exemple le deuxième plus gros diamant jamais trouvé au monde : 2 492 carats découverts au Botswana par une entreprise minière canadienne, estimé à 40 millions de dollars. Mais au-delà de ce « gros caillou », le diamant présente-t-il un réel intérêt financier ?
« C'est une ressource de plus en plus rare », explique Boitelle. Les mines s'ouvrent plus rapidement que le temps nécessaire à la formation naturelle des diamants, faisant grimper mécaniquement les prix. Contrairement à l'immobilier, cet actif tangible ne nécessite aucune gestion particulière et se transporte facilement. Mais attention aux critères : un diamant d'investissement doit respecter les « 4 C » (carat, couleur, pureté, taille), être rond, peser entre 0,5 et 2 carats, et coûter entre 10 000 et 30 000 €.
Les risques à connaître
L'investissement reste risqué : 20 % de TVA à l'achat, absence de cotation officielle, et nécessité de conserver la pierre au moins 5 ans pour compenser la décote. Boitelle recommande de limiter ce placement à 5-10 % du patrimoine et de passer par un diamantaire certifié pour éviter les arnaques.
Un actif tangible et transportable
Le diamant présente l'avantage d'être un bien physique, facile à stocker et à transporter, contrairement à d'autres investissements comme l'immobilier ou les actions. Toutefois, la liquidité est faible : il n'existe pas de marché organisé, et la revente peut prendre du temps. Les experts conseillent de conserver le diamant au moins cinq ans pour amortir les frais d'entrée, notamment la TVA de 20 %.
Boitel insiste sur l'importance de vérifier la certification du diamant auprès d'organismes reconnus comme le GIA (Gemological Institute of America). Les arnaques sont fréquentes, notamment les diamants de synthèse vendus comme naturels ou les surévaluations de prix. Il recommande de ne pas investir plus de 5 à 10 % de son patrimoine total dans ce type d'actif.
Un exemple concret : le diamant de 2 492 carats
Le diamant découvert au Botswana en 2024 est le deuxième plus gros jamais extrait, pesant 2 492 carats. Sa valeur brute est estimée à 40 millions de dollars, mais une fois taillé et poli, il pourrait atteindre plusieurs centaines de millions. Cet exemple illustre le potentiel de rendement, mais aussi la difficulté d'évaluation : sans cotation officielle, le prix dépend entièrement de l'offre et de la demande.
Antoine Boitel conclut que le diamant peut être un bon complément de portefeuille pour les investisseurs avertis, à condition de bien se renseigner et de passer par des professionnels certifiés. L'émission « Plein les poches » est diffusée tous les samedis à 12h15 sur le canal 32 de la TNT en Île-de-France et sur les box.



