Jean-Louis Aubert, photographe et correspondant du Midi Libre à Quissac pendant 18 ans, vient de publier un recueil d'images consacré à la course camarguaise, sport emblématique de la région. Intitulé "Regards sur le monde de la course camarguaise", l'ouvrage de 78 pages est édité par Nombre 7 et vendu au prix de 18 €. Il rassemble des clichés pris principalement durant la saison 2025, offrant un témoignage visuel de la passion qui anime les arènes du Gard.
Un photographe amoureux de sa terre
Habitant Quissac et déjà auteur de plusieurs ouvrages sur les Cévennes et la Camargue, Jean-Louis Aubert met en avant la lumière des toreros, le vent de la Camargue et la force des taureaux. Ses photos, selon lui, "offrent bien plus de messages que les textes qui les entourent", bien que ceux-ci ne soient pas à négliger. Le livre inclut des mots confiés par des manadiers et raseteurs emblématiques comme Henri Laurent ou Magali Saumade.
La course camarguaise dans sa splendeur
Les images suivent les taureaux du pré à l'arène, avec l'animal comme sujet central. Le public, les manadiers et les raseteurs jouent le rôle d'assistants. "Il y avait tellement de courses qu'il fallait faire un choix", explique l'auteur. Les clichés capturent des moments forts : des bious qui chutent, des rasets inespérés, le regard de l'animal, mais aussi l'ambiance des arènes camarguaises. "J'aime bien celle de Saint-Laurent d'Aigouze, on y voit toute son implication dans le village", ajoute-t-il.
Un livre pour tous les publics
L'équilibre des formats rend l'ouvrage accessible aussi bien aux amateurs qu'aux néophytes. "Les amateurs des courses camarguaises retrouveront des choses qu'ils aiment, confie l'auteur. Mais pour celles et ceux qui ne connaissent du tout pas cet univers, ça peut leur expliquer pas mal de choses."
La fragilité de la bouvine
À l'entrée de la période estivale, ce "regard sur la course camarguaise" rappelle aussi la fragilité d'une tradition qui lutte pour sa pérennité. "C'est la course camarguaise qui justifie la raison d'être des manades, mais il ne faut pas oublier que, financièrement, ce n'est pas ça qui les fait vivre", souligne Jean-Louis Aubert. Comme dans le reste du monde agricole, le manadier est aussi devenu une attraction touristique.



