La Communauté de communes de la Vallée de l'Hérault (CCVH) a abandonné son projet de rénovation du bassin de l'institut médico-éducatif (IME) L'Ensoleillade de Saint-André-de-Sangonis. Lancé à la rentrée 2023, ce partenariat visait à permettre aux écoliers du territoire d'apprendre à nager dans un équipement remis à neuf, pour un budget initial de 285 000 €. Mais les difficultés liées à l'occupation de l'espace et à la gestion partagée ont eu raison du projet.
Un projet prometteur mais trop contraignant
Selon Jean-François Soto, président de la CCVH, "tout le monde était tout feu tout flamme" au départ. L'opération était perçue comme une "stratégie d'opportunité" pour répondre à la priorité nationale d'apprentissage de la natation. Cependant, des surcoûts et des retards sont rapidement apparus, repoussant l'ouverture initialement prévue à la rentrée 2024. Finalement, ce sont les questions autour de l'occupation de l'espace qui ont été jugées trop contraignantes par les dirigeants de l'IME, conduisant à l'abandon du projet.
Des centres aquatiques déficitaires
La CCVH comptait sur ce partenariat pour éviter les coûts élevés de construction et d'exploitation d'une piscine intercommunale. En effet, ces équipements sont systématiquement déficitaires. À titre d'exemple, le centre aquatique du Clermontais enregistre plus de 100 000 entrées par an, dont une forte proportion d'usagers extérieurs, mais son déficit structurel atteint près d'un million d'euros par an. Ce déficit est assumé au regard des enjeux de sécurité et d'apprentissage de la natation.
Quelles alternatives pour l'apprentissage de la natation ?
Pour l'instant, les communes de la Vallée de l'Hérault continuent de s'appuyer sur d'autres centres aquatiques, notamment celui du Clermontais, pour l'apprentissage de la natation. La CCVH poursuit ses réflexions sur le sujet, mais il semble peu probable qu'elle se lance dans un projet de création de piscine intercommunale, compte tenu des coûts et des déficits structurels.



