Olive de Nice : sécheresse, ravageurs, eau, les défis climatiques de la filière
Olive de Nice : les défis climatiques de la filière

Sécheresse, ravageurs, eau : les défis de l'olive niçoise face au changement climatique sont nombreux. Alors que la campagne 2025-2026 a été jugée décevante, les producteurs de l'appellation « Olive de Nice » veulent croire à un rebond. Réunis en assemblée générale au Centre de recherche et d'expérimentation agronomique méditerranéen de La Gaude, ils ont dressé le bilan de la saison et évoqué les défis climatiques qui pèsent sur la filière.

« Des défis considérables »

La présidente du Syndicat interprofessionnel de l'olive de Nice (SION), Laurence Lessatini, a expliqué : « Cette année a rappelé des défis considérables comme l'adaptation de l'oléiculture méditerranéenne au changement climatique qui devient une priorité, la gestion de l'eau, l'entretien des vergers, la lutte contre les ravageurs et la transmission de savoir-faire. » Les experts ont aussi échangé autour des perspectives de la prochaine récolte et de la stratégie de développement de l'appellation d'origine protégée (AOP) Olive de Nice. Ils espèrent désormais des conditions météorologiques favorables dans les prochains mois, sans sécheresse majeure ni forte pression des ravageurs.

Avec 30 711 oliviers d'appellation recensés sur le territoire, la production labellisée a atteint 454 tonnes d'olives AOP. Sur les 333 tonnes d'olives destinées à la fabrication d'huile, 41,5 tonnes d'huile ont été produites, dont 36,1 tonnes sous appellation d'origine protégée.

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Des oliviers plus résistants dans le viseur

Face aux défis climatiques, France Olive a lancé un programme de recensement des anciennes variétés d'oliviers en partenariat avec la Chambre d'agriculture des Alpes-Maritimes, des techniciens et des membres du syndicat. L'objectif est d'identifier des variétés présentant une meilleure résistance à la sécheresse et une plus grande capacité d'adaptation aux évolutions climatiques.

Un nouveau président

L'assemblée générale a également marqué un changement à la tête du syndicat. Après dix années de présidence, Laurence Lessatini a annoncé son retrait tout en conservant un siège au conseil d'administration. « Ces années d'engagement auront été particulièrement riches sur le plan humain. Elles auront permis de mener de nombreux projets, de défendre nos appellations, de promouvoir l'olive de Nice et d'accompagner les évolutions de notre profession dans un contexte parfois difficile mais toujours stimulant », a-t-elle déclaré. Les adhérents ont élu à sa succession Vincent Dauby, oléiculteur et viticulteur à Bellet à Nice. Autre changement au sein du SION : le départ à la retraite de Françoise Camate, animatrice du syndicat. Elle est remplacée par Théodore Spilogis, ingénieur agronome.

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