Naissance de deux caracals au parc du mont Faron à Toulon
Naissance de deux caracals au parc du mont Faron

Le parc animalier du mont Faron, à Toulon, a annoncé la naissance de deux caracals le 27 juin dernier. Il s'agit d'un mâle et d'une femelle, issus des parents Pilou et Athena. Les deux petits, encore sans nom, se portent bien : ils ont été pucés et vaccinés, selon Didier Jacquet, directeur du parc.

Des petits félins aux oreilles caractéristiques

Les caracals, parfois surnommés « lynx du désert », sont des félins de taille moyenne originaires d'Afrique et d'Asie. Leur particularité réside dans leurs longues oreilles pointues, surmontées de pinceaux de poils noirs. Les deux nouveau-nés, âgés de deux mois, commencent à manger de la viande et s'éloignent progressivement de leurs parents.

« Par prudence, on attend généralement quelques semaines : on ne sait pas de quoi la nature est capable. Mais là, ils viennent d'être pucés et vaccinés. Ils sont en parfaite santé », a précisé Didier Jacquet.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un départ vers les Pays-Bas pour préserver la diversité génétique

Dans quelques semaines, les deux jeunes caracals quitteront Toulon pour rejoindre le zoo Wonderwereld, situé aux Pays-Bas. Ce transfert vise à contribuer à la diversité génétique des animaux en captivité. Didier Jacquet a également expliqué que le manque d'espace au parc justifie ce départ : « Nous n'avons pas suffisamment d'espace pour garder les petits félins ici. »

Le parc animalier, fondé en 1969 par les grands-parents de Didier Jacquet, s'étend sur 1,5 hectare. Sa surface est contrainte par les classements et protections qui encadrent le sommet du mont Faron.

Des difficultés économiques persistantes

Malgré cette naissance, le parc fait face à des difficultés financières. Depuis début juillet, les fermetures dues au risque incendie ont entraîné une perte de 40 % du chiffre d'affaires estival. « Peu importe la météo, il faut bien continuer à payer nos six salariés ou à nourrir les félins. Rien que la nourriture, ça représente 3 000 euros de frais mensuels », a détaillé le directeur.

Didier Jacquet, 42 ans, a confié son inquiétude : « Pour la première fois, j'ai peur de l'avenir. Je me fais du souci pour les employés, pour les animaux… »

Le parc prévoit néanmoins des améliorations, comme la création d'un nouvel enclos pour les panthères et l'installation d'une basse-cour avec des poules, des ânes ou des chèvres. Didier Jacquet écarte toutefois l'idée d'une transformation en ferme pédagogique : « La fauverie ici, c'est mythique. Je rêve que mes enfants puissent prendre le relais. Des mini-fermes, il y en a partout. Ce concept ne pourrait pas tenir. »

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale