La Renault Celtaquatre de Lita Chow Yuen, âgée de près de 90 ans, sera vendue aux enchères lors du Grand Prix F1 de Monaco en 2027, afin de financer des vacances pour des familles monoparentales. L'artiste et présidente de l'association « Saint-Tropez / Cannes New Energies 4KIDS » compte transformer ce véhicule d'époque en « art car » pour attirer les collectionneurs et générer des fonds pour son projet caritatif.
Un véhicule historique en attente de réparation
La voiture devait prendre la route ce samedi 15 août pour l'Assomption, mais des aléas techniques ont contraint Lita Chow Yuen à la laisser dans son parking du Monte-Carlo Bay. Le véhicule, construit entre 1934 et 1938, restera immobilisé jusqu'à ce que la panne soit réparée. Cette Renault Celtaquatre, achetée à Menton dans un très bon état, a été remise en état de marche grâce à un garagiste bénévole.
« Il y a deux ans, j'ai reçu un peu d'argent de mon divorce. J'ai acheté cette voiture, la Renault Celtaquatre à Menton, dans un très bon état. Un garagiste bénévole est intervenu pour la remettre en état de marche », explique Lita Chow Yuen.
Un projet artistique et solidaire
L'objectif est de transformer cette voiture en « support artistique » avec une garde-robe amovible. Pour ce faire, l'artiste fait appel à de grands artistes tels que Robert Combas ou encore Pascal Morabito. D'autres véhicules devraient également être proposés aux enchères entre le Festival de Cannes et le Grand Prix de Monaco, notamment une Renault Rodéo et un fourgon qui deviendra une « grande sculpture roulante ».
Une Acrea Zes aurait pu figurer sur cette liste, mais elle a disparu dans l'hôtel Bristol à Paris. « On voulait la vendre 1 million d'euros », regrette-t-elle.
Une maison de ventes à choisir
Lita Chow Yuen doit encore choisir sa maison de ventes aux enchères. « Je vais solliciter des professionnels. Je suis en contact avec plusieurs maisons. J'espère qu'elle sera acquise par le prince Albert II pour compléter sa collection de voitures », dit-elle.
Les fonds récoltés serviront à développer des chambres d'hôte haut de gamme où une clientèle aisée financera, par ses dépenses, les vacances de familles monoparentales. « J'ai déjà un terrain en Normandie où l'on peut développer ce projet et je prospecte aussi du côté de Cannes. Ce lieu pourra aussi accueillir des résidences d'artistes, qui ont souvent du mal à joindre les deux bouts. »



