À Brousse-le-Château, dans l'Aveyron, les moissons ont débuté avec une semaine d'avance. La récolte de quelques champs de colza a commencé le 18 juin, mais le véritable lancement des travaux estivaux a eu lieu le dimanche 21 juin en soirée, avec le battage de l'orge. Pendant une semaine, les moissonneuses-batteuses ont sillonné toutes les parcelles ensemencées de cette céréale.
Des conditions de travail extrêmes
Ce labeur millénaire s'est déroulé sous des températures avoisinant les 40 degrés en après-midi, obligeant les agriculteurs à moissonner le matin, en fin de soirée et une partie de la nuit. Cette organisation visait surtout à prévenir les risques d'incendies inhérents à la canicule. « Nous avons dû adapter nos horaires pour éviter le pire », explique un agriculteur local.
Un rendement satisfaisant malgré le stress thermique
Les fortes chaleurs de la dernière décade de mai ont provoqué un échaudage sur les secteurs peu pourvus en eau, entraînant un stress thermique et un remplissage moindre des grains. Pourtant, le rendement de la récolte a été jugé plutôt satisfaisant par les exploitants. En revanche, la tige des épis étant souvent plus courte, le rendement en paille est modéré.
Précocité et travail nocturne
Cette année, la moisson des orges dans la campagne de Brousse-le-Château aura été marquée par la précocité, la canicule et le travail nocturne. Les agriculteurs ont dû faire face à des conditions climatiques difficiles pour mener à bien cette période cruciale, aboutissement de plus de dix mois de travail.



