Inauguré en octobre 2025, le Campus des formations industrielles de Marmande, qui propose déjà des formations de chaudronnier et de soudeur, voit son offre s'étoffer avec un nouveau plateau technique flambant neuf. Ce dernier permettra aux apprenants d'acquérir des compétences très demandées par les entreprises locales de l'industrie et de l'agroalimentaire.
Des formations adaptées aux besoins locaux
Comme pour le reste des enseignements dispensés par la Cité de la formation professionnelle (CFP), le choix s'est porté sur des métiers aux forts débouchés. « L'enjeu est de proposer une offre de formation locale qui réponde aux besoins des entreprises locales et aux apprenants qui sont de moins en moins mobiles », explique le directeur, Bertrand Tunica. Des entreprises telles que Saint-Dalfour, Rougeline ou Upsa ont pu découvrir ce nouveau plateau technique qui, dès la rentrée, accueillera les nouveaux apprenants.
Ceux-ci pourront intégrer le cursus pour obtenir le titre professionnel de conducteur d'installation et de machines automatisées ou celui d'électromécanicien de maintenance industrielle, tous deux de niveau 3 (CAP). « Bientôt, nous proposerons aussi le diplôme de technicien en maintenance industrielle (niveau 4 - bac) », ajoute le directeur.
Un investissement de 420 000 euros
Les élèves sont accueillis dans des locaux dotés de matériel flambant neuf, représentant un investissement de 420 000 euros, assumé par la CFP avec l'aide de BPi France, la Banque des territoires et l'entreprise Lisi-Creuzet. La salle de classe, équipée d'un écran tactile et de plusieurs ordinateurs, dispose d'une fenêtre donnant sur l'atelier, permettant « une pédagogie corrective » axée sur la mise en pratique.
Le plateau technique comprend une véritable ligne de production similaire à celles des entreprises de conditionnement de jus de fruits, confitures et médicaments. Préalablement paramétrée par ordinateur, un automate verse, un autre pèse, un autre vérifie le conditionnement et un dernier robot met en boîte. « Ce sont des bébés machines », décrit Alex Billard, responsable pédagogique. Ces outils pointus permettront aux futurs conducteurs de s'adapter rapidement à leurs environnements de stage puis de travail. Le conducteur de ligne doit assurer le bon déroulement de chaque étape et identifier les pannes, tandis que l'électromécanicien procède aux réparations.
Des formations sur mesure
Les spécialistes de la maintenance disposent de plusieurs machines capables de simuler des pannes mécaniques ou électriques. « Ils apprennent à changer une chaîne, une courroie, démonter et remonter un moteur », décrit Gérard Lagarde, formateur. Apprentis, salariés en reconversion, demandeurs d'emploi ou employés en poste cherchant à monter en compétences : l'école a les outils pour réaliser « des formations sur-mesure », appuie Bertrand Tunica. « On cherche à personnaliser les parcours. »
Les deux formations sont ouvertes à tous à partir de 15 ans, sans condition de diplôme. Les titres peuvent être obtenus en 12 mois en apprentissage. Les perspectives d'emploi sont bonnes, avec un taux d'emploi évalué à environ 90 % à la sortie de formation, selon le directeur de la CFP.



