Elles ont beau être « artificielles » car installées dans le cadre des aménagements de la Maison du grand site, elles n’en fourmillent pas moins de vie : les mares du Pont du Diable méritaient bien la petite balade proposée par l’association Demain la terre, samedi 13 juin.
Une sortie nature pour petits et grands
Munie de toutes sortes d’instruments (épuisettes, petits aquariums, planches pour apprendre à reconnaître les différents animaux, boîtes loupes pour les observer…), l’animatrice Manon Lasternas a fourni une foule d’informations aux deux familles héraultaises et à leurs enfants (Alix, Gabin, Théodore et Lucas) ayant participé à cette sortie nature à deux pas de la plage du Pont du Diable.
La période printemps-été est favorable à ce type d’observation : « En novembre décembre on voit moins de choses, on ne voit pas de libellules voler en hiver par exemple », précise Manon Lasternas. La différence entre libellule et demoiselle n’aura désormais plus de secrets pour les participants à cette petite balade : « La demoiselle est plus grande, souvent plus fine », ajoute-t-elle.
Mieux connaître le milieu
Contrairement à une idée reçue, les mares ne sont pas forcément des paradis pour moustiques car ils y rencontrent de nombreux prédateurs comme la notonecte, « une punaise qui nage sur le dos et adore les larves de moustiques », indique l’animatrice de Demain la terre.
Les enfants ont pu « pêcher » avec une épuisette et ainsi mieux observer les différentes espèces d’animaux (insectes, amphibiens) qui ont élu domicile dans ces mares du Pont du Diable. Pour leur plus grand plaisir : « C’est trop bien, j’aime regarder les grenouilles », s’enthousiasme Théodore, venu d’Aniane, tandis qu’Alix, venue de Bassan, près de Béziers, avec ses parents et son frère, partageait son ressenti : « Ce que j’ai préféré, c’est au début quand on pêchait. »
Évidemment, toutes ces bébêtes aux noms bizarres (notonecte, naucore, hydromètre…) sont ensuite remises à l’eau. L’objectif est de découvrir et non de perturber le milieu. Et parfois, il peut y avoir de belles surprises comme lors d’un suivi nocturne organisé par la CCVH : « On a trouvé une tortue cistude d’Europe alors que la dernière observation remontait à 2007 », souligne Manon Lasternas.



