Dans la nuit de jeudi à vendredi, un violent orage de grêle s'est abattu sur plusieurs communes du Gard, provoquant des dégâts considérables dans les vignobles. Les vignerons de Saint-Césaire-de-Gauzignan et des environs sont en état d'urgence pour tenter de sauver ce qui peut l'être de leur récolte. Selon les premières estimations, entre 10 et 50 % des parcelles du secteur sont touchées, et une réunion de crise a été organisée à la cave Piémont, Causses et Cévennes pour coordonner les actions.
Un orage localisé mais dévastateur
L'orage a frappé successivement les communes de Vézénobres, Saint-Étienne-de-l'Olm, Martignargues et Saint-Maurice-de-Cazevielle, avant de se dérouter vers la plaine d'Euzet. Les précipitations, bien que relativement localisées, ont causé de nombreux dégâts dans les vignes. Les feuilles sont hachées, les grappes de raisin sont abîmées sur le cep ou jonchent le sol. Dès ce vendredi matin, les viticulteurs ont entamé une course contre la montre pour évaluer les conséquences et récolter en urgence les parcelles les plus touchées.
Récolte d'urgence au domaine des Luces
Au domaine des Luces, situé au pied du château d'eau, Michaël Bourrassol pilote la vendangeuse pour récolter une parcelle particulièrement endommagée. La récolte est immédiatement versée dans la benne, mais les dégâts sont bien visibles. Christophe Paradis, du moulin éponyme et viticulteur, cherche également des solutions pour vendanger au plus vite les parcelles sinistrées.
La cave Piémont, Causses et Cévennes en réunion de crise
À la cave Piémont, Causses et Cévennes de Saint-Maurice-de-Cazevieille, le programme de récolte établi a dû être entièrement revu. Une réunion de crise a réuni les coopérateurs touchés par la grêle et les responsables de la structure, Laurent Durif (directeur général) et Romain Rigon (président). « Il ne faut pas céder à la panique. Selon les premiers sondages, nous avons entre 10 et 50 % de parcelles touchées. L'urgence est de réaliser un inventaire complet des terres afin de savoir lesquelles vendanger au plus vite », a assuré Laurent Durif.
« L'impact est variable », a noté le président Rigon. « J'ai deux parcelles, en forme de T. Une a reçu des dégâts, pas l'autre. Tout dépend du sens du vent et de l'intensité de la grêle. On a eu des grêlons de la taille d'une balle de ping-pong. On a trois jours pour rentrer la récolte touchée. Il s'agit surtout des cépages à gros grains. Les petits ont moins souffert. »
La cave fermée pour un état des lieux complet
Ce vendredi, la cave est fermée afin de permettre un état des lieux précis des parcelles. « Cela nous permet de faire un état des lieux des parcelles. On regarde celles qui doivent être rentrées en urgence et celles qui peuvent attendre. Samedi, les apports recommencent. On va devoir s'organiser et accroître l'amplitude horaire. Il faudra aussi faire preuve de solidarité pour les machines à vendanger », a expliqué Romain Rigon. Il a également mentionné les précipitations : « Il est aussi tombé de l'eau. De 15 à 50 mm. C'est sûr que ça va faire du bien pour cette fin de vendange. »
Les vignerons du secteur s'organisent donc pour vendanger en urgence les parcelles touchées, avec un objectif clair : rentrer la récolte endommagée dans les trois jours pour limiter les pertes. La solidarité entre viticulteurs et l'adaptation des horaires de la cave seront essentielles pour traverser cette épreuve.



