La Food and Drug Administration (FDA), l'agence américaine de santé publique, a approuvé l'utilisation d'Aletta, un robot capable d'effectuer des prélèvements sanguins en toute autonomie. Conçu par l'entreprise néerlandaise Vitestro, ce dispositif vise à répondre aux pénuries de phlébotomistes aux États-Unis, comme l'a rapporté BFM Tech ce jeudi.
Un robot autonome pour les prélèvements sanguins
Aletta gère l'intégralité de la procédure de prise de sang. Le patient s'installe, et le robot l'aide à positionner son bras. Grâce à l'infrarouge et à l'échographie Doppler, il localise précisément une veine. Ensuite, il pose le garrot, prépare la peau, insère l'aiguille, collecte l'échantillon, gère les tubes et applique un pansement, le tout sans intervention humaine directe.
Selon Vitestro, spécialisée dans la robotique médicale, l'appareil est conçu pour offrir une solution efficace et sûre face aux « pénuries de personnel » dans le secteur de la santé. Le besoin est réel outre-Atlantique, où le manque de professionnels spécialisés dans le prélèvement sanguin se fait sentir.
Des sécurités intégrées et une supervision humaine
Le robot est équipé de capteurs qui déclenchent des alertes en cas de situations anormales. Par exemple, si le patient bouge trop, Aletta retire automatiquement l'aiguille et interrompt le prélèvement. Malgré son autonomie, il est prévu qu'un phlébotomiste supervise son fonctionnement. C'est ce spécialiste, ou le patient lui-même, qui appuie sur le bouton pour démarrer la procédure. Il doit également vérifier les tubes après le prélèvement.
Les créateurs d'Aletta mettent en avant un avantage clé : un seul phlébotomiste peut superviser trois robots simultanément. Cette capacité pourrait considérablement optimiser l'utilisation du personnel médical dans les hôpitaux et les laboratoires.
Un impact potentiel sur le système de santé
Avec cette approbation de la FDA, Vitestro entre sur le marché américain, où la demande pour ce type de technologie est forte. Le robot pourrait réduire les temps d'attente pour les patients et alléger la charge de travail des équipes médicales. Toutefois, son déploiement réel dépendra de l'adoption par les établissements de santé et de la formation des personnels.



