L’association des propriétaires et chasseurs de Frontignan (APCF) a tenu son assemblée générale ce mercredi 20 mai. Fidèle à ses statuts depuis 1932, elle poursuit ses objectifs de reproduction et de conservation du gibier. Pour la saison 2025-2026, l’APCF a investi plus de 10 000 € dans le lâcher de 450 perdreaux, 420 faisans et trois trios de lièvres. La Ville de Frontignan a contribué à hauteur de 2 000 €.
Des résultats tangibles
Le président Claude Combes se félicite d’avoir réussi à recréer une souche de perdreaux à partir de gibier d’élevage. Pour préserver le petit gibier, une chasse très encadrée a été mise en place : deux jours de fermeture hebdomadaire, des prélèvements contingentés (trois perdreaux le premier jour, puis deux les week-ends) et une fermeture anticipée le 16 novembre. Après la fermeture de la chasse aux faisans en février, une vingtaine de mâles ont été introduits pour favoriser la reproduction, même si l’espèce reste difficile à pérenniser.
Entretien du territoire et lutte contre les prédateurs
L’APCF entretient le territoire toute l’année : nettoyage des parcelles, plantations de blé et de sorgho, et approvisionnement en eau de 32 abreuvoirs (22 plastiques de 100 litres et 10 bétonnés de 1 000 à 3 000 litres). Au total, 120 000 litres d’eau sont transportés pour la faune de la Gardiole. Par ailleurs, sept adhérents ont été formés au piégeage du renard, principal prédateur du petit gibier. Une vingtaine de renards ont déjà été capturés.
La problématique du sanglier
Le président Claude Combes explique que l’éradication du sanglier est impossible faute de moyens pour des piqueurs. L’incendie du massif de la Gardiole a détruit leur habitat préféré, les poussant à se réfugier dans les vignes où ils causent des dégâts. Sur 800 hectares de vignes et 800 hectares de garrigues, 19 battues ont permis de prélever 34 sangliers, mais plus d’une centaine ont été vues sans être tirées, l’APCF privilégiant une sélection rigoureuse malgré un arrêté préfectoral le permettant.



