Coordination rurale de Lozère interpelle l'Élysée lors de la visite de Macron
Coordination rurale de Lozère interpelle l'Élysée

Le mardi 1er septembre 2026, à l'occasion de la visite d'Emmanuel Macron en Lozère, la Coordination rurale de Lozère a remis ses principales revendications au conseiller agriculture de l'Élysée, Xavier Vant. Le syndicat agricole a profité de ce déplacement présidentiel pour faire entendre sa voix et transmettre un dossier complet consacré aux difficultés de l'agriculture lozérienne et française.

Une rencontre avec le conseiller agriculture de l'Élysée

Le conseil d'administration de la Coordination rurale de Lozère a rencontré Xavier Vant, conseiller agriculture de la présidence de la République, en présence de la directrice de la Direction départementale des territoires (DDT), Agnès Delsol, et du nouveau secrétaire général de la préfecture, Jean-Baptiste Morinaud. Cette rencontre a permis au syndicat de présenter un dossier détaillant les difficultés rencontrées par les agriculteurs lozériens et français.

Parmi les sujets abordés, l'eau et la sécheresse figurent en tête des préoccupations. La Coordination rurale réclame un plan national de stockage en zone de montagne et en amont des bassins versants, avec des procédures simplifiées, des autorisations accélérées et un soutien financier. Face à la sécheresse, le syndicat refuse les prêts et les reports de cotisations, préférant des indemnisations rapides permettant notamment d'acheter le fourrage manquant.

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Des revendications sur la prédation et la production

Concernant le loup, la Coordination rurale ne réclame pas son éradication en France, mais sa disparition des zones d'élevage où sa présence est jugée incompatible avec le pastoralisme. Le syndicat demande également une régulation des vautours et des solutions face aux dégâts causés par les blaireaux.

Le syndicat souhaite aussi une PAC davantage liée à la production réelle, l'application des lois Egalim et une protection face aux concurrences jugées déloyales. Il demande davantage de possibilités de défrichement pour nourrir les bovins et fait de la souveraineté alimentaire une priorité nationale. Enfin, il réaffirme son opposition à la facturation électronique, considérée comme une charge supplémentaire.

« Nous voulons produire »

« Nous voulons produire. Nous voulons investir. Nous voulons transmettre. Nous voulons entretenir nos territoires. Mais pour cela, il faut nous donner les moyens de travailler », conclut le syndicat. Cette déclaration résume les attentes des agriculteurs lozériens, qui espèrent que leur message sera entendu par l'Élysée.

La remise de ce dossier intervient dans un contexte de tensions agricoles persistantes en France, où les syndicats multiplient les actions pour faire pression sur le gouvernement. La Coordination rurale de Lozère espère que ses revendications seront prises en compte dans les prochaines décisions politiques.

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