Composter pour lutter contre le gaspillage alimentaire : l'engagement d'une enseignante gardoise
Composter contre le gaspillage alimentaire : une enseignante engagée

Nathalie Borelly est maître-compostrice et membre de l’association environnementale Gard ô climat dans le Gard rhodanien. Enseignante au collège Bernard-de-Ventadour à Bagnols-sur-Cèze, elle partage son savoir-faire avec ses élèves.

Une pratique vertueuse au quotidien

Petit râteau en main, Nathalie Borelly s’active au-dessus d’un des trois grands bacs de l’aire de compostage collectif installé dans le hameau de Colombier, à Sabran. « Il faut rajouter du broyat sur les biodéchets, il n’y en a pas assez. Les gens ont tendance à jeter leurs biodéchets dans le bac mais à ne pas recouvrir de broyat », sans lequel les biodéchets pourrissent, constate cette professeur de français, qui est par ailleurs maître-compostrice et membre du pôle zéro déchets de l’association Gard ô climat. « Il ne faut pas mettre de plastique avec les biodéchets » rappelle-t-elle.

Un processus simple mais exigeant

Dans le village où elle est adjointe au maire, elle veille au bon déroulement du processus de compostage, qu’elle explique avec passion et patience. « Pour un bon compost, il faut 50 % de matière humide, et 50 % de matière sèche ». Cette dernière, le broyat, est à disposition dans un des bacs. « Quand celui qui reçoit les biodéchets est rempli, des agents versent le contenu dans le bac de maturation où il faudra six à neuf mois pour avoir du compost ».

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un engagement personnel fort

Cette militante convaincue du zéro déchets applique ces principes chez elle, en parallèle du tri. Résultat : « Je n’ai pas sorti une seule fois de poubelles noires en 2025… ! » Cette pratique vertueuse pour l’environnement va bien au-delà des bienfaits pour le jardin. « Quand les éboueurs passent pour ramasser les poubelles noires, ça a un impact carbone » souligne-t-elle, sans oublier l’aspect économique, dans une agglomération où la collecte des déchets est soumise à la redevance incitative.

Le compostage collectif comme solution

L’agglomération du Gard rhodanien, qui compte près de 80 pavillons de compostage, dispose d’un maître composteur. Si l’envie est là, composter est plus facile quand on a un jardin, mais « il y a des composteurs collectifs, comme au square des Marronniers à Bagnols et quelques-uns au pied d’immeubles. Un référent est nécessaire pour s’en occuper » constate Nathalie Borelly, qui connaît d’autres techniques : « On peut aussi réduire les déchets avec des lombrics ou utiliser le bokashi ».

Transmettre aux jeunes générations

Le compostage des biodéchets, elle l’apprend également aux élèves du collège Bernard-de-Ventadour, où elle anime l’atelier des éco délégués. « Nous avons une plateforme de compostage au collège. Ça leur permet de réfléchir au gaspillage alimentaire et à leur consommation. Je suis très investie sur le gaspillage alimentaire au restaurant scolaire ». C’est au contact des jeunes qu’elle s’est passionnée pour ces thématiques. « Les jeunes sont très réceptifs, il faut les éduquer même si ce n’est pas facile de changer les comportements ».

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale