Près de 90 jeunes ont participé à cette édition, à la découverte des activités subaquatiques et du monde marin. Il y a des journées où la mer devient bien plus qu'un décor. Ce samedi 13 juin 2026, sur la plage de la Coudoulière, elle s'est transformée en terrain d'apprentissage, de rencontre et de découverte pour près de 90 jeunes âgés de 8 à 16 ans, réunis à l'occasion de Cigalia.
Une immersion dans l'univers sous-marin
Organisée par le Comité régional Sud de la Fédération française d'études et de sports sous-marins avec le soutien de la Ville, cette manifestation gratuite repose sur une idée simple : permettre aux enfants et aux adolescents d'approcher l'univers subaquatique autrement que depuis le rivage. Par petits groupes d'une dizaine, les participants ont ainsi circulé entre différents ateliers, encadrés par une cinquantaine de bénévoles et les structures locales de plongée.
Plongée en scaphandre, apnée, nage avec palmes : la journée avait tout d'une première immersion dans un monde à part. Pour certains, il s'agissait de vaincre une appréhension. Pour d'autres, de confirmer une curiosité déjà bien ancrée. Mais tous sont repartis avec le sentiment d'avoir franchi une petite frontière : celle qui sépare ceux qui regardent la mer de ceux qui commencent à la comprendre.
Découvrir pour mieux protéger
L'intérêt de Cigalia ne tient pas seulement à l'enchaînement des activités. En invitant les jeunes à observer la faune sous-marine, à s'intéresser à la biologie marine ou encore à apprendre les premiers gestes de secours, l'événement rappelle que la mer n'est pas seulement un espace de loisir. C'est aussi un milieu vivant, fragile, qui impose des règles, de l'attention et une forme de responsabilité.
« On est venus pour la plongée, mais finalement ils ont aussi retenu tout ce qu'il y avait autour : les espèces, la sécurité, le respect du milieu. C'est une belle manière de leur faire comprendre que la mer ne se consomme pas, elle se découvre », confiait un parent à l'issue de la journée.
Une aventure humaine avant tout
Autre particularité de l'événement : les groupes sont constitués de manière aléatoire. Les enfants ne restent pas forcément avec ceux qu'ils connaissent. Ils apprennent ainsi à se mélanger, à s'entraider, à attendre leur tour, à partager une expérience commune. Au fil des ateliers, des palmes chaussées et des premières respirations sous l'eau, Cigalia a rappelé que la transmission passe parfois par des gestes simples : expliquer, rassurer, laisser essayer. Et qu'une vocation peut naître ainsi, au détour d'une plage, lorsque la curiosité rencontre la Méditerranée.



