Centrale biomasse de Gardanne : exploitation prolongée jusqu'en 2027
Centrale biomasse de Gardanne : exploitation prolongée

Le gouvernement a accordé une prolongation de l'exploitation de la centrale biomasse de Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône, jusqu'au 31 mars 2027. Cette décision, annoncée le 26 juin 2026, permet à l'installation de continuer à produire de l'électricité à partir de biomasse, malgré les critiques des associations environnementales qui dénoncent un impact écologique négatif.

Un contexte de transition énergétique

La centrale de Gardanne, initialement prévue pour fonctionner jusqu'en 2025, a bénéficié d'un sursis de deux ans. Selon le ministère de la Transition énergétique, cette prolongation vise à garantir la sécurité d'approvisionnement électrique de la région tout en accompagnant la reconversion du site. La centrale utilise principalement du bois comme combustible, ce qui soulève des questions sur la gestion durable des forêts.

Les associations comme France Nature Environnement (FNE) ont vivement réagi, estimant que cette décision va à l'encontre des objectifs climatiques. « Brûler du bois pour produire de l'électricité est une aberration écologique, car cela émet du CO2 et nuit à la biodiversité », a déclaré un porte-parole de FNE.

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Les chiffres de la production

La centrale de Gardanne a une capacité de 150 mégawatts et produit environ 1 000 gigawattheures par an, soit l'équivalent de la consommation électrique de 200 000 foyers. Selon les données du gestionnaire de réseau RTE, la biomasse représente 1,4 % de la production électrique française en 2025, en légère baisse par rapport à l'année précédente.

Le gouvernement justifie cette prolongation par la nécessité de maintenir un mix énergétique diversifié. « Nous devons assurer la stabilité du réseau tout en développant les énergies renouvelables », a expliqué le ministère dans un communiqué.

Les critiques des opposants

Les opposants dénoncent également l'importation de bois en provenance de pays lointains, comme les États-Unis ou le Canada, ce qui augmente l'empreinte carbone de la centrale. Selon un rapport de l'ONG Canopée, 70 % du bois utilisé à Gardanne est importé, principalement sous forme de granulés.

« Cette décision est un coup dur pour la transition énergétique et pour les habitants de la région qui subissent la pollution atmosphérique », a ajouté le collectif Stop Gardanne. Une pétition en ligne a déjà recueilli plus de 50 000 signatures pour demander l'arrêt définitif de la centrale.

Les perspectives d'avenir

Le gouvernement prévoit un plan de reconversion du site à l'horizon 2027, avec le développement de projets de production d'hydrogène vert ou de biogaz. Une enveloppe de 50 millions d'euros a été débloquée pour accompagner cette transition et soutenir les emplois locaux, soit environ 200 salariés directs et indirects.

Les élus locaux, comme le maire de Gardanne, se sont félicités de cette prolongation qui permet de préserver l'emploi dans une région marquée par la désindustrialisation. « Nous devons concilier écologie et économie », a-t-il déclaré.

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