Tahar Rahim incarne un sociopathe dans « Prisoner », la nouvelle série de Canal+
Tahar Rahim dans « Prisoner » : un sociopathe en cavale

La nouvelle série de Canal+, « Prisoner », sera diffusée ce lundi 13 juillet à 21 heures. Tahar Rahim y incarne Tibor Stone, un ancien tueur d'élite sociopathe qui s'évade d'un convoi pénitentiaire après une attaque, poursuivi par le réseau criminel Pegasus qu'il a autrefois servi. L'avant-première avait eu lieu à Canneseries en avril.

Une cavale sous les menottes

Dans le premier épisode, un convoi pénitentiaire est pris d'assaut sur une route isolée. Amber Todd (Izuka Hoyle), agente chargée du transfert, se retrouve menottée à Tibor Stone. Pourchassés par Pegasus et des autorités corrompues, ils doivent fuir ensemble. « Tibor est un tueur professionnel qui a travaillé pendant 20 ans pour ce qui est certainement l'organisation criminelle la plus importante du Royaume-Uni », explique Tahar Rahim. « Il a un QI extrêmement élevé, une enfance très brutale et appartient à la catégorie des sociopathes. »

Jouer en étant menotté

L'acteur de 44 ans a dû apprendre à jouer constamment relié à sa partenaire. « J'ai eu de la chance d'être tombé sur quelqu'un comme Izuka Hoyle, une merveille », confie-t-il. « Être menotté à elle a été facile. » La préparation physique a été cruciale : « On a beaucoup travaillé sur le fait d'être menotté à quelqu'un pour rendre les mouvements crédibles. L'idée était d'être dans l'efficacité, pas dans la sur-chorégraphie. »

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Une série en anglais

Tournée entièrement en anglais, « Prisoner » a demandé une adaptation. « Physiologiquement, le langage est une fréquence, une énergie. Le corps bouge différemment », note Rahim. Il compare les méthodes de travail : « Aux États-Unis, c'est très légiféré : le travail, après on rentre chez soi. En Angleterre, c'est pile-poil au milieu. »

Producteur exécutif

Rahim a également été producteur exécutif de la série. « J'ai échangé avec Matt Charman, le showrunner, et on m'a proposé de rentrer dans la production exécutive par rapport à mon investissement », dit-il. « Je me sentais légitime d'avoir une voix à la table artistique, pour discuter du rythme, du montage. »

Préparation psychologique

Pour incarner un sociopathe, Rahim a travaillé avec une psychologue. « On a étudié la sociopathie en profondeur : ce n'est pas seulement de la manipulation, il y a aussi un rapport à l'empathie, il n'y en a pas ou très peu », précise-t-il. Malgré la distance avec le personnage, il affirme : « C'est beaucoup plus difficile pour moi d'entrer dans un personnage que d'en sortir. La seule fois où j'ai eu du mal à sortir, ça m'a pris trois semaines, c'était pour 'Désigné coupable'. »

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