Tout est parti d'une phrase de Michel-Ange. En découvrant un texte dans lequel le maître de la Renaissance évoquait les difficultés endurées lors de la création de la chapelle Sixtine, « À travailler tordu, j'ai attrapé un goitre », Raphaël Plutino a été frappé par la musicalité de cet alexandrin. Cette simple citation est devenue le point de départ d'une aventure artistique singulière : l'écriture de La Sixtine, une comédie historique consacrée au célèbre artiste italien.
Une comédie historique décalée
Loin d'une reconstitution classique, la pièce joue sur les contrastes et les décalages. Les personnages s'expriment en alexandrins, dans une langue tour à tour élégante et savoureuse, tandis que des touches de langage contemporain viennent bousculer les codes et apportent une touche d'humour voire de dérision. Dans cette vision originale, un Michel-Ange souvent dépassé par les événements voit surgir deux rivaux, Raphaël et Léonard de Vinci, dont il subit les critiques et les conseils plus ou moins avisés qui le font sortir de ses gonds.
Un dernier acte contemporain
Le dernier acte transporte le spectateur à notre époque. Un guide passionné tente d'expliquer les fresques de la chapelle Sixtine à un groupe de visiteurs quand un personnage aussi naïf que curieux pose des questions inattendues et s'émerveille de la beauté et du travail accompli.
Sortie de résidence à Maruéjols-lès-Gardon
Après une année complète de travail, les répétitions touchent désormais à leur fin. Une sortie de résidence a été présentée mercredi 17 juin dans la future salle de théâtre Les chats perchés, aménagée par Raphaël et Fanny et la compagnie la Bananeraie volante à leur domicile de Maruéjols-lès-Gardon. Raphaël et Fanny partagent cette aventure avec leurs complices Christophe Nivelle pour la mise en scène, Angela Ribeiro à la régie et Thierry Devillière comédien.
Représentations au Festival Off d'Avignon
Ensemble, ils présenteront La Sixtine au Festival Off d'Avignon, du 4 au 25 juillet, tous les jours sauf le mercredi, à 15 h 45 au théâtre Cadencia, rue Saint-Jean-le-Vieux. Selon Raphaël Plutino, auteur et metteur en scène, « cette pièce est née d'une simple phrase de Michel-Ange, mais elle a pris une ampleur inattendue. Nous espérons que le public avignonnais appréciera ce mélange de classicisme et de modernité. »



