À Paris, l'été rime désormais avec baignade dans la Seine. Alors que les beach clubs privés fleurissent sur les quais, les espaces de baignade gratuits connaissent un succès croissant, attirant un public hétéroclite. Selon les chiffres de la mairie de Paris, plus de 100 000 personnes ont profité des baignades gratuites en juillet, soit une hausse de 20 % par rapport à l'été précédent.
Un engouement pour la baignade gratuite
Les baignades gratuites, installées le long des canaux et de la Seine, séduisent un public varié : familles, jeunes, retraités, touristes. « C'est génial de pouvoir se baigner gratuitement au cœur de Paris, sans dépenser un centime », témoigne Marie, 34 ans, venue avec ses deux enfants. Les quais aménagés, avec leurs plages de sable et leurs transats, offrent une alternative accessible aux beach clubs privés, dont les tarifs peuvent atteindre 25 euros l'entrée.
Les beach clubs privés en plein essor
Face à cet engouement, les beach clubs privés se multiplient le long de la Seine. Installés sur des péniches ou sur des quais privatisés, ils proposent des services premium : piscines, bars, restaurants, DJ sets. « Nous avons ouvert trois nouveaux sites cette année, et la demande est énorme », confie Julien, gérant d'un beach club du 7e arrondissement. Cependant, cette privatisation de l'espace public suscite des critiques, certains dénonçant une « gentrification des quais ».
Un équilibre entre gratuité et services payants
La mairie de Paris, qui a multiplié les baignades gratuites ces dernières années, entend préserver cet équilibre. « La gratuité est un droit, mais nous devons aussi soutenir l'économie locale », explique un porte-parole de l'adjoint au maire chargé des sports. Les baignades gratuites sont encadrées par des maîtres-nageurs, et des activités gratuites (aquagym, yoga) y sont proposées. Les beach clubs, eux, contribuent à l'animation des quais, mais doivent respecter des quotas d'accès gratuit à certaines heures.
Alors que la saison estivale bat son plein, la cohabitation entre gratuité et privé semble se stabiliser. Les baigneurs, eux, profitent de l'offre variée. « Je vais parfois au beach club pour l'anniversaire d'une amie, mais je préfère la baignade gratuite pour le quotidien », confie Karim, 28 ans. Une tendance qui pourrait se confirmer à l'avenir, alors que la mairie envisage d'ouvrir de nouveaux sites de baignade gratuite en 2027.



