À Avignon, mon frère invente la langue des cimes
À Avignon, mon frère invente la langue des cimes

Au cœur du Festival d'Avignon, une création originale interroge les liens fraternels et le deuil à travers une langue inventée, celle des cimes. La pièce "Mon frère", écrite et mise en scène par Caroline Guiela Nguyen, se déroule dans un espace où les mots ordinaires ne suffisent plus. Les comédiens évoluent dans un décor minimaliste, fait de rochers et de brume, évoquant une montagne imaginaire.

Une langue pour dire l'indicible

Pour exprimer la perte d'un frère, l'auteure a créé un vocabulaire nouveau, mêlant sons gutturaux et gestes. Cette langue des cimes permet aux personnages de communiquer au-delà des mots, dans un registre émotionnel pur. Selon Caroline Guiela Nguyen, "cette langue est née du besoin de dire ce que le français ne peut pas exprimer, cette douleur sourde de la disparition". La pièce dure 1h30 et a été jouée à guichets fermés lors de sa première le 7 juillet.

Un dispositif scénique immersif

La mise en scène utilise des projections vidéo et des sons enveloppants pour plonger le spectateur dans l'univers alpin. Les comédiens, formés à cette langue inventée, alternent entre dialogues et chants. Un moment fort est le duo final où les deux acteurs principaux, interprétant les frères, exécutent une danse aérienne suspendue à des cordes. Ce numéro a été salué par une standing ovation le soir de la première.

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Un écho au thème du festival

Cette année, le Festival d'Avignon met l'accent sur les langues minoritaires et les formes de communication alternatives. "Mon frère" s'inscrit parfaitement dans cette thématique, offrant une réflexion sur la manière dont le théâtre peut inventer de nouveaux langages. La pièce est programmée jusqu'au 16 juillet à la Manufacture, avec des représentations quotidiennes à 20h.

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