Rémi Conte, photographe védasien, finaliste de l'Ocean Photographer of the Year 2026
Rémi Conte, finaliste de l'Ocean Photographer of the Year

À 27 ans, Rémi Conte, photographe et biologiste marin originaire de Saint-Jean-de-Védas, fait partie des finalistes de l'Ocean Photographer of the Year 2026. Le 13 août dernier, il a appris sa sélection grâce à un cliché pris par drone à Nosy Iranja, à Madagascar, où il travaillait comme guide naturaliste. La cérémonie de remise des prix se tiendra le 10 septembre à Londres.

Un parcours entre biologie marine et photographie

« J'ai grandi la tête sous l'eau à Palavas, à chercher les crabes », raconte Rémi Conte. Ce passionné explique son amour pour le monde aquatique par son enfance passée près de la mer. L'envie de « rapporter des souvenirs » de ses moments dans l'eau et un premier appareil photo étanche l'ont conduit vers sa seconde passion : la photographie.

Son parcours universitaire, orienté vers l'océan avec une licence de biologie marine et un job d'été en tant qu'« écogarde », lui a permis de perfectionner son art. En 2022, il s'envole pour la Polynésie, qu'il qualifie de « graal pour un photographe marin ». Pendant un an, il travaille comme guide naturaliste dans un resort sur un atoll privé, tout en prenant des clichés en parallèle.

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Une sélection parmi des milliers de candidatures

Après un retour en France, un passage par les Caraïbes et un contrat à Madagascar, Rémi Conte est retourné vivre à Bora-Bora au début de l'année. En début d'année 2026, il a remporté la 3e place dans la catégorie « Compact » au concours Underwater Photographer of the Year, pour un cliché mi-air mi-eau pris dans le lagon de Fakarava. « C'était une expérience assez folle », confie-t-il.

Pour l'Ocean Photographer of the Year, organisé par l'Oceanographic magazine, seules 84 candidatures ont été retenues parmi des milliers. « Je voulais vraiment montrer le lien entre les humains et l'océan, cet océan qui est au cœur de la vie de certaines personnes », explique le photographe à propos de son cliché primé. Il ne s'attendait pas à cette sélection : « Ça a été quand même une surprise puisqu'on pense surtout – pour ce genre de concours – aux photos qu'on fait dans l'eau, donc des photos d'animaux marins. »

Un retour projeté en Méditerranée

Malgré son succès, Rémi Conte prévoit de revenir s'installer dans sa région au printemps 2027. « Montpellier, c'est là où j'ai grandi, c'est là où je veux partager tout ce que je vis, partager mon amour pour la mer et les océans », affirme-t-il. Il envisage des expositions photos, des ateliers éducatifs, des conférences et des actions de sensibilisation avec le grand public.

En attendant, il prépare avec des amis un documentaire intitulé Enfants de la Méditerranée, visant à « traverser la Méditerranée orientale et occidentale à travers différents pays, à la rencontre de ses artistes musicaux et environnementaux ». Pour participer à la cérémonie de Londres, le jeune homme recherche des sponsors capables de le soutenir matériellement et financièrement, mettant en avant son profil de « jeune photographe montpelliérain, sélectionné parmi les meilleurs photographes mondiaux ». Il espère que sa présence à Londres lui permettra d'échanger avec les plus grands photographes du domaine, une « occasion en or » selon lui.

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