Trois spécialistes sont au chevet d'une œuvre de 21 mètres carrés représentant « la Passion du Christ ». Ce sauvetage minutieux, d'un montant de 19 000 euros, vise à stabiliser l'enduit avant d'assainir la maçonnerie de l'édifice au Buisson-de-Cadouin.
Une fresque d'exception
L'église abbatiale de Cadouin abrite, dans la nef collatérale nord, une peinture murale représentant « la Passion du Christ ». Rosalie Godin et Lucie Bertrand, conservatrices et restauratrices, assistées par Élizabeth Gutjahr, sont actuellement au chevet de cette œuvre afin de la préserver. C'est dans les règles de l'art, avec minutie et passion, que se déroule ce sauvetage qui devrait durer environ deux semaines.
« Nous intervenons pour sauver la peinture murale, qui représente la passion du Christ, la crucifixion, la descente de la croix et la mise au tombeau. Cette peinture mesure environ 7 mètres de long sur 3 de hauteur, soit 21 m² », expliquent les conservatrices.
Un travail de stabilisation délicat
La technique consiste à stabiliser l'enduit peint décollé de la maçonnerie. Ultérieurement, le sol sera décaissé et les dalles en béton au pied de la peinture, qui empêchent la circulation de l'humidité, seront retirées pour assainir le mur. Ce processus permettra de garantir la pérennité de l'œuvre.
Un financement partagé
Le montant total de l'opération s'élève à 19 000 euros, subventionné à hauteur de 37 % par la Direction régionale des affaires culturelles, les 63 % restants étant à la charge de la commune. Ce sauvetage est essentiel pour préserver ce patrimoine religieux et artistique unique.



