Trente-quatre membres de la Société archéologique du Rougier et des Avant-causses (Sarac), passionnés et curieux, se sont rendus samedi dernier sur le site archéologique du Sabel, tout proche des Costes-Gozon. Découvert fortuitement en 1952, ce site se compose notamment des tombes en caisson du "cimetière haut", des tombes rupestres taillées dans le grès du "cimetière bas", mais aussi d’une bâtisse énigmatique qui pourrait être une retenue d’eau.
Un patrimoine riche et varié
La visite a débuté par le petit musée des Costes-Gozon, fort bien agencé. Bernadette Damoiseau, présidente de la Sarac, a souligné la richesse des vestiges exposés, dont un tableau offert par un particulier montrant Dieudonné de Gozon combattant le "dragon" de l’île de Rhodes. Les membres ont ensuite exploré les tombes rupestres, taillées dans le grès, qui témoignent d’une occupation ancienne de la région. La bâtisse mystérieuse, possible retenue d’eau, a suscité de nombreuses interrogations et hypothèses parmi les archéologues amateurs.
Une visite chez l’artisan forgeron
Sur le chemin du retour, le groupe s’est arrêté aux forges de monsieur Debru. Au milieu de jolies bécasses de fer qu’il était en train de façonner, il a expliqué son travail, qui fait de lui un véritable artiste au talent capable de donner vie à des créatures faites de boulons, clés, ressorts et écrous. Les membres de la Sarac ont été impressionnés par la créativité et la dextérité de cet artisan, qui transforme des pièces métalliques en œuvres d’art uniques.
Une journée enrichissante pour les passionnés d’histoire
Cette sortie a permis aux participants de combiner découverte archéologique et artisanat local. Le site du Sabel, encore méconnu, offre un témoignage précieux du passé de la région. La Sarac prévoit d’autres excursions pour continuer à explorer et valoriser le patrimoine du Rougier et des Avant-causses.



