Dans le bois des Lens, sept volontaires se sont réunis pour sauver la font Saint-Martin, étouffée par une végétation envahissante. Armés de machettes, sécateurs et tronçonneuse, ils ont recréé l'esprit des "Aventuriers de l'Arche perdue" pour dégager l'ouvrage construit en 1899. Ce puits a alimenté le village de Fons jusqu'à son raccordement au réseau d'eau potable de Nîmes il y a quelques années.
Un travail de restauration minutieux
Les coupes de végétation ont été réalisées pour être ensuite broyées sur place par les agents municipaux. La déclivité de vingt mètres sur 750 mètres entre la fontaine et Fons permettait à l'eau de s'écouler naturellement. Des points de distribution, comme l'ancien château d'eau portant la même date de construction, avaient été installés pour la commune.
Après avoir éclairci le chemin longeant le ruisseau le Valat des Romanières, les bénévoles ont libéré la bâtisse de la jungle végétale, accédant ainsi au puits caché sous sa voûte, rempli d'une eau fraîche et translucide.
Des mystères à élucider
En amont sur le Valat des Romanières, un petit barrage et une fosse ont été découverts. Le couvercle de la fosse était tombé, mais les hommes ont réussi à le remettre en place. L'usage de cet aménagement reste une énigme pour ces "Indiana Jones d'un jour", qui comptent poursuivre leurs recherches.
L'équipe s'est promis de revenir prochainement pour continuer le travail de restauration et percer les secrets de ce site patrimonial.



