La statuette de Saint-Joseph, qui ornait l'alcôve de la façade du 2, rue du Général de Gaulle à Sète, a disparu depuis quelques jours. Ce détail remarquable de l'une des maisons les plus admirées de la ville a suscité l'inquiétude d'un vénérable Sétois, qui a alerté Midi Libre ce dimanche 9 août. Selon nos informations, la statue serait actuellement en rénovation, mais aucune confirmation officielle n'a été donnée pour l'instant.
Un patrimoine du XIXe siècle
Cette statue avait été installée au début du XIXe siècle par Hilaire Vivarez, notaire et personnalité très pieuse de Sète. Comme le rapporte un récit de François Massabiau dans un bulletin de la Société d'Études Historiques et Scientifiques de Sète et sa Région (SEHSSER), Me Vivarez avait fait placer cette effigie pour honorer la maison de son père. Cette information est confirmée par une réponse qu'il avait faite au procureur de la République de l'époque, qui lui demandait des explications sur cet ornement religieux après une dénonciation.
Un homme charitable et dévot
Hilaire Vivarez était connu pour son engagement charitable : il venait en aide aux pèlerins et aux pauvres, offrant des bons alimentaires et des fournées de pain aux plus malheureux. Membre du Tiers-Ordre de Saint-François, il organisait des fêtes religieuses, notamment en hommage à l'œuvre de son arrière-grand-oncle, l'abbé Guillaume Vivarès, qui avait restauré le culte dans l'église Saint-Joseph après la Révolution française. Il était également président du Conseil de Fabrique de cette église au moment de la séparation de l'Église et de l'État.
Un symbole religieux contesté
La statue s'accompagnait du symbole du cœur de Jésus, encadré par deux drapeaux, avec l'inscription : « Dieu nous soit en aide. Vive labeur. » Cet ensemble avait fait l'objet d'une dénonciation à l'époque, mais le procureur avait finalement laissé les choses en l'état. La statuette est restée visible jusqu'à récemment, mais les raisons exactes de son retrait ne sont pas encore claires. Les habitants et les touristes espèrent qu'elle retrouvera bientôt sa place dans son alcôve.



