Malgré la canicule, une quarantaine d'habitants de Saint-Izaire, dans l'Aveyron, se sont réunis pour écouter la restitution de l'audit réalisé tout au long de l'année sur l'état général du château. Étaient présentes madame Gaubert, cheffe de la délégation territoriale sud de la DDT, l'association Vie et château et l'équipe municipale.
Un rapport détaillé des observations
Emmanuelle Prié et Simon Petot Bottin, architectes du patrimoine, ont rendu compte des analyses effectuées par les géomètres, les architectes et archéologues du bâti, ainsi que les restaurateurs des décors peints. Ils ont projeté les différentes coupes et analyses qui montrent les époques de construction et interprété les résultats des datations et analyses de structures, notamment sur les planchers et les murs.
Devant une assemblée attentive, les architectes ont développé les éléments historiques et patrimoniaux qui font la richesse du château : multiples réaménagements intérieurs, décors peints exceptionnels des XIVe et XVIIe siècles. Ils ont également exposé les pathologies du bâtiment : état du donjon, murs fragilisés, plafond de la cuisine, plancher de la chambre de l'évêque.
Axes de restauration et attractivité
La présentation s'est conclue sur les axes de restauration, les travaux indispensables et les aménagements possibles, comme les réorganisations du bâti, pour répondre aux problématiques de sécurité et renforcer l'attractivité de ce château épiscopal, tout en maintenant l'accès au public.
Le débat qui s'est ensuivi a permis de poursuivre cette réflexion prospective à partir des différentes hypothèses évoquées par les architectes. Selon la correspondante de Midi Libre, ce diagnostic global est une étape clé pour la sauvegarde du monument.



